Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

DE P.-J. PHOUDHON. 93 Ne laissez pas dorn1ir l'affaire de mon hrevet; je resterai imprimeur quoiqu'ondise, et je vous recom- mande, pour quelque temps encore, de n'avoir point la mine d'y croire. J'espère ne pas laisser M. Droz dans une longue inquiétude à cet égard. Ackermann voulait d'abord concourir avec moi; il s'est retiré. Il a peur de n'avoir pas le prix. C'est un fort bon gar.çon, mais son amour-propre et sòn ambi- tion me font trembler. Soyez exact une autre fois à tout déposer; surtout point de clandestinité pour quoi que ce soit; y eut-il 1,000 écus à gagner. Si j'étais prompt à prendre l'alarme, on m'en a dit assez pour me faire prendre la porte, et aller me jeter aux pieds de la cour et du préfet. Je veux voir aujourd'hui ce terrihle auteur. Adieu. P.-J. PROUDHON .,, En attendant, n 'oubliez rien pour éviter l'amende, ni démarches, ni explicatious. Vous avez agi en tout comme j'aurais fait moi-mème, j'aime qt1'on parle en homme. J e vais mettre la main à mon pampklet aussi ; mal- heureusement, il aura bien oOO pages, ce qui le rendra moins dangereux. Ce sera bien un autre tapage, je vous assure, si on a peur d'une innocente reverie comme celle de M. Rohier . • Biblioteca Gino Bianco

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