Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
I DE P.-J. PROUDHON. 83 obtenir une mention honorable, je ferais imprimer un nouveau frontispice à notre édition de Bergier pour y relater cette circonstance. Je n'ai aucune envie de faire une nouvelle édition de ma grammaire, · tant qu'il restera un exemplaire de Bergier. - A cet égard, Vieux vient de me mettre en relation avec un savant de Strasbourg, qui me promet · un article dans les journaux allemands et auquel j'en- voie un exemplaire du livre. - Vieux se plaint que la vente marche mal pour M. Parent-Desbarres; il désire se livrer tout entier à notre affaire, au plus tot. C'est quand nous serons bien en train que je compte sur lui, surtout pour la vente de notre malheureuse édition. M. Gau1ne m'a dit, la dernière fois que je l'ai vu, qu'il était en grande occupation à cause du commen- cement de l'année, qu'il me ferait passer notre règle- · ment dès qu'il l'aurait terminé. Pourquoi je n'aime pas M. X***? Parce que c'est un petit ètre sans conscience, sans n1oralité, sans principes, sans probité, sans génie, lit- térateur pourri, n'ayant rien dans la tète et rien dans lo coour, méprisé mème des G*•* et consorts. J e viens • d'apprendre qu'il était décoré par Louis-Philippe de- puis quelques jours, et qu'il allait partir pour Rennes où il a été nommé à une chaire~ Quand je serai lié avec • un individu de cette espèce, malgré ses décorations, c'est que mon opinion aura été modifiée ou mes prin- cipes altérés. Micaud, dont j'ai reçu dernièrement une lettre, me parle d'un jeune homme de Colmar qui doit, <lit-il, me venir parler pour l'impriinerie. D'un autre còté, M. Proudhon, mon parent, me presse de vendre. Je Biblioteca Gino Bianco
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==