Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 79 des offres. Le jour oùj'aurais refusé 20,000 fr. de cette boutique, elle en vaudrait dans l'opinion 25,000. C'est du macairisrne; mais cela ne fait de tort à personne. Aujourd'hui et dans quelques années, l'état d'impri- meur peut ètre le fondement de mon avenir; je l'ai dit à M. Henri. Nos affaires sont visiblement en hausse, et si je vends, je veux non-seulement ne rien perdre, mais encore ètre dédommagé des chances de succès que j'abandonne. L'imprimerie vaut pour moi 20,000 fr., tel a été mon dernier mot. Conduisez-vous en conséquence; faites valoir le métier; ce n'est pas en dépréciant qu'on remonte Ies affaires. Il faut absolument que je puisse dire, •à la fin da tout ceci, qu'on m'a offert 18,000 fr. de mon matériel et de mon brevet. J'ai prié M. Maurice dc vous dire de m'envoyer 12 à 13 a-Kempis; de porter 48 sous au compte du curé de Brezolles pour port, et de regarder comrne vendus pour notre compte et pour le sien, les 150 à-Kempis livrés au curé de Rios. A votre prochaine, vous me ferez connaitre l'état des finances. Si jamais vous deviez livrer quelque traite ou effet à un banquier, que la maison Détrey vous soit interdite; adressez-vous à M. Jacquard ou à d'autres. Le temps pourrait venir où MM. Détrey se souviendraient de moi. Je n'ai, du reste, mon cher Huguenet, que des éloges à vous décerner; je me fie complétement à vous. Le monde ne comprend pas que je puisse ètre en repos comme je fais, sur un fondé de pouvoir et un prote; le monde ne sait ce que c'est que l'honneur et la cons- cience. J oignons-y l'amitié. Si vous voyez Jouvenot, dites-lui que je fais canne, bottes et manteau ; qu'une personne venue de Paris vous t Biblioteca Gino Bianco
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