COOPERAZIONE E SCIENZA ECONOMIC.\ TTALL\NA 691 no fare. Ma è pure bene che si dimostri scientificamente, come vuoi fare, dove e come errano» (7). Nello stesso giorno (r6 dicembre 1897) in cui scriveva la lettera da cui è tolto il brano precedente, il Pareto inviava al Pantaleoni uno schema di lezioni sulla cooperazione: « LA Coopération: illusions et réalité. « lllusions. - On croit changer le système de libre concurrence, on ne fait que le compléter. Preuves: la coopération n'a jusqu'à présent réussi que là où la libre concurrence était imparfaite. On croit qu'il existe un profit propre à l'entrepreneur et que la coopératio~ est un moyen de répartir ce profit entre les coopérateurs. Le profit répresente: a) le salaire de l'entrepreneur; b) une prime d'assurance pour sa personnalité commerciale (il perd cette personnalité en case de faillite). Du reste en un état de libre concurrence, il n'y a pas de profit propre à l'entrepreneur. Preuves: s'il y en avait, tout le mond acheterait des actions et délesserait les obligations. Mr. Gide dit: on préfère les obligations, parce que les actions sont moins sures. En moyenne les actions ne sont ni plus ni moyens sures que les obligations. Si la moyenne du bénéfice n'était pas la meme, les banquiers feraient des arbitrages. C'est clone une illusion de croire que la coopération perrnet aux coopérateurs de se partager le bénéfice de l'entrepreneur. Cela arrive seulement quand le bénéfice est du à un monopole, que vient détruire la coopération. A vantages des illusions: a) la partie dirigeante des coopérateurs a le zèle des apotres. Exemples: la coopérative de Milan a obtenu de grands succès, parce qu'elle est dirigée par des personnes (Buffoli entre autres) d'une grande capacité. Comme apotres, ils font cadeau à la coopération d'un travail qu'il faudrait autrement payer fort cher; b) !es consommateurs sont attirés mieux et plus économiquement que par la réclame de 4es pages des journaux, etc. Exemples: les coopératives belges, socialistes et catholiques. « Réalité. - La coopération est un moyen de réaliser la libre concurrence, là où celle ci fait défaut. La concurrence ne fait pas défaut dans la grande industrie, c'est une des raisons pour lesquelles en ce genre de production !es coopératives n'ont pas réussi. La con- (7) Lettera del 16 dicembre 1897 m V. PARETO, Lettere cit., vol. II, p. I 31 s.
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