LA RE\'UE SOCIALISTE plicttion des faits économiques et sociaux. En un mot. résumé de l".:conomie politique pr,lliquc c-t aussi manuel de report:ige scicntifiqu..:. tels sont ks deux caractères de cc \'Olume bourré de faits et d"anecdotcs, dont 011 peut contester l'efficacité de Ja méthode. mais dont on doit n:.:onnaitre le labeur important c-t l'intérêt. - A signaler, toutefois. une erreur grossière qui lllOntre combic.:11 ks critiqu1:s du so.:ialisme f..:ra,.:nt bi..:11d"étudicr k~ aut<:urs qu'ils cit..:nt, ~u lic.:u d'en ,l'<:n parkr sur ouï-dire.:. A propos de: la loi ,L1ir:1i11qu'il repouss..:, 111. du J\larousselll r:tppdk que: l'lntcrn:ttion:tle, fond.:..: par l\.irl :\Lux, pn:supposait l:1 négation de c..:tte loi. Et il ajout<: : « C'était :\\'Olier que k lllllr d':tirain était b:isé sur l'argile.:." 111:trxu·a,·:iit pas ,1 faire.:un :ivcu de cc "Cllrc.: l'auteur du Capital n'ayant jamais"'admis l'existence de la loi d'airain, proclamée par I Lassalle. Dans utH.: lettre r..:lati\'C :tu programllle soci_alistc.:alkm:tnd ,k Gotha, il a,·:in proteste contre un paragraphe de c.: progr:immc où l'on paraissait adlllettrc k t'ait de la loi d'airain. L'Allemagne nouvelle et ses historiens (Nie/mbr - Ra11!.-e - J\10111111sw _ Sybel - "Çrei/scbke), par A~TOINE C,u1LLA~D, prolcss<:ur d'histoire it l'Ecole polytcch!1_i9uc suiss..:. 1 yoJ. in-8°, 5 fr. (Pans, fc!tx Akan, éditeur). - 111.Antoine Guilland r_acont<:l:'histoire du grand 1!1ouv<:~11en1t 1at1onal qui a abouti à la lormat1on du nou,·cl empire. li montre que les historiens de t..:ndance prussienne ;-- N1cbuhr, R:inke, Mommsen, Sybel et fre1tschkc - ont eu une p:trt tr~s grande dan_s ce mouYcmcnt; q u'ib ont été les na_1s promoteurs de la politique nationale !tbcrak qu, a triomphe après les victoires de 1866 et de 18ïO. Maitres des "randes U1~iv~rs!tés allemandes, ces profisseurs, qu, cta,ent des partisans de la « petite Allen1.1gne ".sous l'hégémonie prussienne, ont propage ces doctrines du haut de kurs .:haires et dans kurs liYres qui sont les chcf,-d'œuv~e d~ l'historiographie :illcnun,k. du XIX" siècle. Libéraux d'abord, puts react1onna,res :'t la suite des victoires, ils sont devc.:nus les plus ardents défens~urs de la politique bismarckienne. Cette tendance, M. Guilland l'étudie chez se~ plus illustres représentants : chez ses pn.:curseurs d'abord Niebuhr et Ranke, qui donnèrent 'les premières leçons d préparerent la voie aux autres; chez les deux grands historiens libéraux de la génération de 1848 ensuite, Th. 1 \lommse1: et_Henri de Sybel; enfin, chez H_e1_1dne frenschke, le coryphée de l'impen:)!tsn~e. Outre les monographies consacrccs :i ces historiens, l'auteur donne des t~ble~ux de la vie politique allemande depuis fena (Berlin vers 1840, l'Allemagne de 1860, Li fondation de l'Empire allemand, etc.), :l\'CC des portraits de Guillaume I", de Bismarck, de Frédéric Il[ et de Guillaume 11, dans lequ.el il montr<.: le " vrai représentant de l'Allemagne nouvelle"· Vues contemporaines de sociologie et de morale sociale, par HENRY LAGRÉStLU, V. Giard et Brière. 1 vol. in•8°. - A l'heure où la sociologie se trouYe entrer dans sa pcriode active de formation, attirant plus que toute autre science l'attention de nos philosophes, le problème principal est de produire des vues d'ensemble sur cette science naissante ; il est de donner il la science des sociétés une première forme, qui ait de.: l'unité. C'est ce que M. La"résille s'efforce de faire dans cc volume. 0 A signakr l'qriginalité du point d.:: vue métaphysique, lequel, fonde!: sur une théorie des « idéc.:s-,·ivantes ", fait sortir toutes les fonctions des rapports actifs de ces idées. Après cette théorie abstraite c'est surtout au point de vue concret de 1~ n!orale que !'.auteur se.:_place, pour appréc,er en pratique la vie sociale: successivement, il passe en revue toutes les unités sociales depuis l'individu jusqu'il l'humanité, en recherchant dans la famille le terme moyen et l'unité essentielle. Les accidents du travail, par HENRY F1,RRETTE, avocat à la Cour d'appel député de la Meuse, et CHARLESFLORE~TIN licencié ès-lettres, publiciste, un volum~ in-18. - Sous un fort volume d'environ 300 pages d"impression tri:s serrée les ,dccidenls du travail sont un commen~aire important et utik de la loi du 9 avril 1898, mise en Yigucur k 1°' juillet dernier, et des règlements d'administration publique publiés en exécution de cette loi. Dans une premiere partie, les auteurs ont réuni tous les textes ofticicls; dans une seconde, ils donnent aux chefs d'industrie, qui doivent supporter les chawcs de la loi, ainsi qu'aux magistr,tts, officiers ministérids, fonctionna'ires, qui ont à jouer un rôle dans son application, les indications les plus précieuses et les explications les plus étendues concernant les diflicultés juridiques que soulève cette application. Les_ chefs d'usine, les maires, les juges de paix, tous ceux que la loi de 1898 met en jeu d'une façon quelconque, trouveront dans cet ounage, qui s'inspire des débats officiels, des circulaires et commentaires officieux des ministres de la justiœ et du commerce, un guide sûr, un heureux vade-111ec11111, et l:t consultation en est facik, gr:ice aux deux tables alphabétique et analytique don• il est pourvu. Choses vues, par Victor Huco.- Le vo_lume que JI!. Paul Meurice a fait paraitre chez Calmann-Lévy, d'après les manuscrits de Victor Hugo, forme la
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