La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE somme l'un et l'auue ont rccolté la même somme dc plus-value, parce qu'ils ont employé Li mé111c somme de capital Yariabk, soit 100 francs par semaine: 5,000 par an. Car si le capitaliste B a avancé 500 francs pour cinq semaines, il a renouYelé son avance dix fois et partant employé non moins de capital variable en récoltant plus de plus-Yalue que A, mais cxactement la même quantité, c'est pourquoi la plus-Yalue est aussi égale et la diffcrence dans le taux n'est qu'apparent1:. « Le vrai taux de la plus-Yalue n'exprime que le rapport entre le capital \·ariable employé pendant une certaine période et la plus-Yalue produite pendant le même laps de temps ou la masse du traYail non payé, que le capital Yariable employé met en mouvement pendant ce temps. Il n'a absolument rien à faire aYec la part du capital nriable qui a été a\·ancé pendant le temps où elle n'a pas été employée et p.1r conséquent aussi peu à faire-avec le rapport pour diflërents capitaux - entre leur part avancée et employée pendant un certain laps Je temps, rapport modifié et différencié par la pcriode de rotation» (r). Car si A a avancé 5,ooo, il n'a employé par semaine que roo francs <le même que B et si en avançant plus il Youlait aussi aYoir plus de plusnlue, il devait employer en conséquence plus de capital \'ariable par semaine proportionnellement à sa dimension. La troisiéme diYision est consacrée à la reproduction et la circulation du capital socialda11so11wsemble. Le processus dt: production du capital est son processus de traYail et de réalisation de la Yaleur, un processus. qui a pour résultat le produit en marchandises, et pour motif la production de la plus-value. La reproduction du capital embrasse la production proprement dite, de même que les deux phases du processus de la circulation. Dans la première division de cc livre ont été examinées les différentes formes que k capital revC:t dans son mouvement circulaire, de même que les formes diverses du mouvement circulaire lui-même. Dans la secondL division, ce rnouvemenr circulaire a été ctudié dans sa périodicité, c'est-à-dire dans sa rotation. Mais dans la premiérc diYision, comme dans la seconde, il ne s'agissait que du capital individuel, du mouvement d'une partie isolée du capital social. Or, les mouYements circulaires des capitaux individueJs se croisent, se conditionnent les uns les autre~ et forment dans cet enlacement même le mouvement du capital génl'.:ral de la société. Chaque capital isolc n'est qu'une fraction - isolcc et douée d'une Yie individuelle - du capital social, de même (1) Dcuxicmc rnlu1m:, page 291.

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