La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE des incidents auxquels il se trouva lllèl~ ,lu telllps qu'il exerçait les fon.:tions de .:hcf de l.t sùreté. Ces souvenirs sont s.ut • doute u·une authenticité :'t tout le moins douteuse; il a brodé ç:t et 1:,, enjolivé la tr.une un peu gro;sière des .dhires de poli.;e qu'il eut:, 1ésoudre. Toutefois, ou sent qu'il est armé d"uue d0cumentation Y.triée et exacte; et c·est précisément œ qui fera un jour l'iutérêt de ces volumee.. Ils projetteront une lumière crue sur bien ,les dessous du lllOnde de notre temµs. La philosophie naturelle, par le D' \\/. N1cATr, 1900. P.,ri~, V. Gianl et E. Brière, 1 vol. in-r8. - Après l:i psychologie naturelle, présentée naguère comme un clupitre de pure phy,ique en un volume ,k la bibliothèque des sciences contemporaines, le D' Nicati consacre un nouvel ouvrage it expliquer, sous le nom de philosophie na:urelle, l'end1ainemcnt génér.t! de nos connaissances : h lllathématique, l'éthétique, l'énergétique. La 111atbé111aliq11e expose les rel:itions de la pensé·e :l\'ec elle-même, celles de ses propres mouvements ou émotions. Elle est la science des harmonies in ter-émotionnelles. L'étbique, science des mœurs ou des h.1rmonies inter-individuelles, explique l:t mécanique des rebtions soci.t!es. L'é11ergéliq11e nfin, science de ce qui e,t dans les forces (la pensce en est un foyer), est l'exposé des rehtions inter-élémentaires, celles de la tension, du temps et de l'espace, qui sont les cléments de la Narnre. L:1 philosophie naturelle ainsi colllprise combat l'odi~usc suprématie des plus forts. Elk reconnait d.1ns les rehtions mécaniques des éléments le principe fondamental d.: h tendance it l'équilibre qui est celui de la justice. Nouvelles recherches sur !'Esthétique et la Morale. par J.-S. DuRA:--D (de Gros). I vol. in-8. Félix Alcan éditeur. - Dans ses divers ouvrages, r-1. Durand (de Gros) ·s'était occup~ de bio logie et de psychologie, de métaphysique. et récemment encore, dans ses Eswis de Taxi111011ie, de logique; les questions morales étaient les seules qu'i: n'eût guère touchées jusqu'ici. Par cc nouveau livre, il Yient de combler cette lacune de sa philosophie générale en réunissant di\'erses études qui datent pour la plupart de quinze ou vingt ans, mais qui n'en gardent pas moins aujourd'hui toute leur opportunité et leur nouveauté. ~!. Durand (de Gros) y pose avec une lucidité et une précision incomparables, et souvent y résout, par sa manière seule de les poser. les pl us gra vcs problèmes de l'art et ck la vie. Prenant le mot eslbélique au sens étymologique et kantien, le définiss:l!lt comme la science génér.tle clc la sensation, il y distingue, en appliqu,lllt les principes généraux de sa méthode, une esthétique psychologique, science de$ causes subjcctiv<.:s de la sensation ; une esthétique physiologique, science des causes organiq ucs de la sensation, et une esthétique physique, science des causes objccti,·es de la sensation. Partant de lit, il ébauche, clans ses chapitres ks plus importants, une théorie complète et vraiment scientifique, de l'esthétique objective, une théorie du plaisir et de l'utile. Et grâce :1 ces principes fond-:imcntaux, il peut renouveler, clans les études suivantes, les diverses questions qui touchent :'t la conduite et il l'action, jusqu'aux plus particulièn:s et aux plus concrètes. Science sociale et démocratie, Essai de pbilosophie sociale, par G.-L. DuPR.\T. V. Giar,l et E. Brière, 1 vol. in-8°. - Nous sommes :'t un moment de notre évolution politique où tous les penseurs se posent avec anxiété cette question : La forme clcmocratiq ue subsistera - t -elle ? Colllmcnt pourra-t-elle subsister? L'ouvrage de M. Duprat s'efforce d'y répondre. Au préalable, l'auteur examine ce qu'est la science sociale, quels sont ses rapports avec les autres sciences et .:omm<.:ntelle peut sen·ir de fondement it une philosophie sociale. Ens~1ite il lllontre commc:Jt la philosophie sociale permet de croire :\ l'aYénement de la démocratie, qui est loin de corresprendre à ce qu'un antre auteur a appelé " l'ere des foules ,, . Enfin, il precise sa conception de la démocratie et montre que, pour réaliser l'idbl démocratique, sont nécessaires: une instrnction, une éducation populaires qui commencent par les enseignements de la famille et se terminent par des leçons publiques de science sociale et dt philosophie sociale. G. R. L'abo11da11cdees matières 11011fosrce à 1·e111ettreau J11oisprochain la REVUE LITTÉRAIRE d.'E11gè11Feournière consacrt!eà FÉCONDITÉ. Le Gérant : RODOLPHE SIMON Suresnes. - Imprimerie spéciale de la Revue Socinlisle G.-A. RicnARD et C1•, 9, rue du Pont - 1399

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