La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

REVUE DE LA PRESSE tTRAXGÈRE 6 II dt:lits: r) le viol ; 2) l'offense faite au « jus fn111ili,e » ; 3) l'outrage à la pudeur. L'école positi\'e Yoit surtout d:.ins la prostitution professionnelle un produit de pathologie sociale. La prostitution apporte avec elle des dangers d'un caractère exclusi\·ement social. Cela est si vrai que c'est dans les lieux de prostitution que se retrouvent généralement les auteurs des plus grands crimes. En second lieu, la prostitL1tionest une source de maladies infectieuses. Pour ces deux raisons surtout, la société a le dernir de la surYeillcr, et même plus, de l'administrer, dans le sens le plus sérieux et le plus humain du mot. Elle ne peut pas plus s'en désintéresser que des hopitaux. Il s'agit ici de bien autre chose que d'une simple police de rnœurs, telle qu'on la trouve en France. Pourtant, et malgré ses défauts, le système français, imite par la Belgique, la Hollande, une partie de la Suisse, l'Allemagne, et même par la pudique Angleterre, Yaut mieux que rien. L'auteur fait à ce. propos une revue des législations en Yigucur. li conclut en mettant en lumière deux concepts gi:néraux, dont il se propose de poursuine les applications légales: r) si Li prostitution en elle-même ne lcse aucun droit, s'y liner ou y aider, ne peut constituer un delit; 2) si les prostituées et leurs aides ont juridiquement des droits égaux à ceux des autres, on ne peut les frapper d'incapacite ou de déchéance légale. - C'est une simple question de prophylaxie sociale. L'avocat Bettina Tini, dans son article sur le duel, développe ceüe thése sur laquelle tous les socialistes à peu prcs sont d?accord, que le duel est surtout un pri\'ilége de classe. En somme il n'est autre qu'une rixe entre gens de la haute société. Cette institution, qui avait autrefois un caractcre theocratique, n'a plus conscrn'.: que le ~ractere aristocratique. L:.i loi actuelle qui la régit garde aussi ce caracterc, puisqu'elle la distingue de la «rixe>> proprement dite par les sanctions plus clemcntes qu'elle lui réserYc. L'arritation en faycur de l'amnistie des condamnés politiques t> en Italie a pris de si vastes proportions qu'elle prfoccupe les gou- . vernants et tous ceux qui ont à cccur le sort de l'Italie. G. Sepe plaide cette cause. Apres un historique de l'amnistie politique :'t l'étranger, en France, en Angleterre, et autres pays d'Europe, il conclut à ce que son pays prenne exemple sur les plus libérales de ces nations, et apporte i l'appui de sa these une citation de Victor Hugo. . . . • Ugo Macciarelli, aprés avoir plaidé la cause de l'amn1st1c, Eut une cbarrre à fond contre les tribunaux militaires. Ils sont devenus un scandale~ Les derniers proccs ont révclé l'incapacité des soldats dans l'administration de la justice; leurs conda111nations sont révoltantes, et leurs acquittement~ encore plus.

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