LA REVUE SOCIALISTE Mal leur en prit, car ils succombèrent, foudroyés par l'ingestion de cette carne! ... Lu sur la pancarte d'entrée d'une de nos promenades publiques : << Les chiens et les Juifs n'entrent pas ici.» (Silhouette du 16 février 1895.) \'oyons un autre extrait de la Silhouette, sur« la taxe des chiens et des Juifs» : Tous les animaux domestiques sont imposés. On pourrait élever le Juif au rang d'animal domestique et le grever également d\111 impôt. Peut-être alors n'en verrait-on pas autant occuper des places et des emplois lucratifs re\·enant à des Français, et dans tous les cas on y regarderait à deux fois avant d'en employer. Et voici le portrait que nous trouYons dans la Silhouette du 9 janYier 1896 : Appelé communl:ment « youtrc », « youpin », « youtron », « lépreux », le Juif est un excrément du genre humain, d'une voracité aveugle: tête déplumée par la teigne, il suit aussi bien les armées pour dépouiller les cadavres des soldats que les paisibles habitants terrestres qu'il choisit pour victimes ... Puis quelques échos qui meritent d'être retenus: Il est interdit aux Juifs et aux porcs de circuler les samedis. Les youpins au fumier ! - drame en trois actes, par la Silhouette. Le président de la ligue antijuive dt:créte : Tous les youpins qui infectent le territoire devront, dans les quaranteheures qui suivront la date de ce décret, débarrasser le sol de l'Algérie. Passé ce délai, tout youpin qui sera trom·é sur l'étendue du territoire algérien, sera remis à l'équarisseur et immédiatement transporté au dépotoir. Les juifs sont des halloufs ! (cochons). (Silhourtte du 12 janvier 1896.) Et enfin ce conseil : ... Je le répète, le Juif, qu'il soit déguisé en Français ou qu'il porte la chéchia, est le microbe qui infecte le sang g<:néreux et pur de la France : il faut supprimer ce microbe. (Silhouette du 19 janvier 1896.) On sait que la Silhouette etait illustrce. li y paraissait, le 1er fénier 1896, un dessin tout a fait significatif. Un Juif y était représenté étendu sur le Talmud et décapité. Un Gaulois brandissait au-dessus de lui sa tête coupée. Une pareille composition traduisait admirablement les sentiments de gens qui hurlaient par les rues : « Mort aux Juifs ! » Encore un portrait, en passant : Les descendants du bouc exhalent l'odeur de leurs ancêtres ; leurs excréments mêmes sont crochus.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==