448 LA REVUE SC>CIALISTE conque, - ou peut-être avec une idce bien nette d'affirmer leur affection pour la patrie française, - en possession d'un drapeau tricolore et d'un clairon, ils accrochèrent le premier sur la capote de la voiture et soufficrent dans le second, - comme des conscrits! s'ècrie l'Antijuif, - et c'est en se proclamant ainsi bien Français de cœur autant que par l'état civil qu'ils ont ose faire leur entrèe dans Alger! Pareil « toupet >>se peut-il comprendre?» Oh! dame! l' Anlijuif ne le leur pardonne pas. Pour lui le fait, par des Français (quand ils sont juifs) d'arborer le drapeau national, s'appelle « bafouer » le drapeau français; et l'on n'a pas le droit de sonner du clairon quand on n'a pas le nez à la Roxelane. Si maintenant on n'a pas dans la métropole l'horreur de l'arrogance juive, c'est qu'èYidemment, comme le disait le préfet Fournier aux conseillers génèraux aranais indignés contre lui parce qu'il avait établi la comptabilité française dans la voirie départementale, on a en Algérie« une optique spéciale>>. Comment, d'ailleurs, insuffler l'esprit français à des gens qui ne se contentent pas de se promener dans les rues et qui ne cessent de troubler la paix publique par les plus gratuites provocations. Personne n'ignore la douceur inaltérable, ia patience angèlique, la politesse exquise des antisémites algériens. Il suffit d'écouter à la Chambre le jeune Tartarin de l'antisémitisme, le signor Firmino, ou le chevaleresque M. Morinaud, député de la colonie italo-espagnole, pour avoii: son opinion faite. Si quelque hcsitation subsiste, la lecture de !'Express, de l'A11tijuif, du Républicai11, la dissipera bientôt sans qu'il soit utile de recourir au Franc Parleur ou à telle gazette d'arrondissement. Par contre, les Juifs ne se contentent pas de la force que leur donne le nombre et la complicité des autorités : ils ne se plaisent pas seulement à envahir tous les lieux publics et à en expulser leurs malheureux concitoyens, ils les insultent chaque jour dans des journaux qui diffament les fonctionnaires, boycottent les commerçants, injurient les femmes et les jeunes filles et ne respectent même pas la vie privée des simples particuliers. On remplirait toute une bibliothèque en collectionnant • seulement des extraits empruntes aux coprographes juifs et lancés contre les représentants de la France en Algérie. Dans un seul numéro d'un de ces journaux provocateurs, on a ramassé la sèrie d'épithètes suivantes : 1° (Dés la troisième ligne) Laferricre et Lutaud imbéciles et crapules. - 2° Laferrière, deux fois nommé, alcoolique. - 3° Martin, pourvoyeur. - 4° Desclaux, immonde. - 5° Dupuy, abjeclecrapule. - 6° Laferricre et Lutaud, valetsde Rothschild. - 7° Tout le monde en bloc, idiots. - 8° Lafcrricre, quatre fois nommé, crapuleuxgouverneur. - 9° Lutaud, trois fois nommé, cambrioleurpréfectoral.
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