La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

REVUE OE LA PRESSE tTRAXG~RE grand et héroïque camarade Turati. Awc lui, après treize mois d'un silence forcé, la Critica sociale reprend sa place de combat et, comme le dit excellemment l'article inaugural, (< le colloque interrompu avec les amis et le public » .. La persécution et la répression brutale semblent aYoir donné ù nos camarades une exaltation d'enthousiasme et de foi s'il se peut plus grande encore. (< La ternpl'.:tesoudaine a arraché bien des fleurs, a dispersé le feuillage, et jonché le sol, des fières moissons blondes ... Mais voilà que de nouveaux aermes ou\'rent leurs bouraeons sur les 0 n troncs dévastés et les rochers ravagés reverdissent. Demain œ sera encore une fois le printemps. » Cette belle she de jèunesse si abondante nous promet une moisson nou\·elle et les meilleurs fruits. Dans le numéro du 15 juillet, signalons une magnifique icttre du professeur Antonio Lab··iola que la Critica Sociale publie sous le titre « Notre tkhe ». Le rèlc de la Renie est ainsi défini: (< la manifestation constante et continue de la vie du parti>). Labriola exprime l'idée que les socialistes italiens doivent sè réunir en Congrès. C'est un devoir pour prouver que « le parti socialiste n'a jamais entendu, n'entend pas organiser des réYoltcs » et aussi parce qu'en raison(< des conditions propres du développèmcnt économique et politique de l'Italie, il se troU\·erait limité dans son action normale et pro gressi,·e par le retour des agitations Yiolcnres et intempcstiYes ». En somme un Congrès permettrait au parti socialiste italien de se mettre en garde contre les surprises des évcnements et le « dolus eventualis >).En sècoml lieu le" parti souffre, non pas de dissentiments sur les principes, mais par suite de la diversité (< d'h11111eurs », de tempéraments. Ces difficultés seront éclaircies et résolues« parla discussio11, la perrnasio11 et par 1111e11éthodie11/11ilivdees 11écessilépsrése11/es ». Les deux faces du problème à e1wisager sont : « maintenir sans cesse le contact du parti avec le mouYement ouvrier et donner à celui-ci une direction politique ». Au point de vue pratique, il s'agira encore de saYoir nettement quelles charges le parti est capable de prendre sur ses épaules, étant données les conditions du pays. Une fois la voie choisie, le parti doit se refuser à toute responsabilité dans les actes qui ne confinent pas au but Youlu. Il importera par suite que tous acceptent la discipline. Labrioia s'adresse aussi bien aux « sportistes de la Révol11tio1: qu'aux bi<rotdse la legalilé >). La ;Gnclusion est celle-ci : « Ce n'est certes, ni a\'ec les improvisa- • tions, ni avec le pharisaïsme qu'on fait progresser la politique d'un parti. >)·Paroles sensées et qui montrent le souci trés vif d'un des penr6

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