130 LA REVUE SOCIALISTE gués au Congrès, qui entraient en relation les uns aYec les autres, ne représentaient officiellement rien de plus que les rèunions publiques qui les avaient élus. Les cadres officiels du Parti Démocrate Socialiste d'Allemagne étaient établis selon les exigences de la loi. Mais toute l'activité socialiste était loin d'être enfermce dans les cadres officiels du parti gènéral, et nous verrons comme!1t elle se développe au delà dans les organisations des différents États, dans les organisations provinciales et locales. Ce n'est qu'en enveloppant dans leur unité concrète, faite de solidarité et d'ardeur à la lutte, toutes ces organisations abstraitement séparées par les besoins de la légalité, que l'o:1 peut se fai~e une représentation exacte de l'organisation réelle, Yivante, de la Démocratie Socialiste allemande. Les organisations primaires, cellulaires, pour ainsi_dire, sont les cercles politiques locaux, qui ont rcYêtu, en général, la forme de cercles électoraux, parce que les cercles électoraux sont ceux sur lesquels la police a le moins de prise. Ils sont généralement, aussi bien que des groupes d'action, des groupes d'études : en même temps qu'on y prépare les élections, qu'on y organise la propagande locale, qu'on y discute les questions politiques du jour, les questions à l'ordre du jour dans le parti, on y étudie les grands problèmes politiques et sociaux, on y approfondit les princires du socialisme, on s'y occupe d'objets purement spéculatifs, de science ou de philosophie : c'est là que l'activité politique du parti a ses racines profondes; c'est là que se fait l'éducation socialiste complète. Ajoutons que pour être membre d'un cercle politique, il faut payer, outre un droit d'entrée, qui est généralement de 20 pfennigs (25 centimes), une cotisation mensuelle qui est aussi, généralement, de 20 pfennigs, que le paiement de la cotisation, attesté par un timbre collé sur le cahier de membre, doit s'effectuer, sous peine d'exclusion, et sauf cas de maladie ou de chômage, aYec la plus parfaite régularité, et que ces cotisations constituent le revenu le plus important, en même temps que le plus régulier, du parti socialiste. Les cerdes politiques locaux sont, au point de vue financier aussi bien qu'au point de vue politique et au point de Yue éducatif, la source profonde de l'activité du parti. Indépendamment de l'organisation locale, des cercles électoraux ou autres groupes socialistes, groupes d'études ou clubs, pouvant exister à leur côté, chaque localité possède un hominede co11fia11ce du parti. Aucun lien officiel n'existe entre l'homme de confia11ce t l'un quelconque des groupes organisés : l'homme de confiance est l'intermédiaire entre le Comité Directeur du parti et les camarades de la localité considcrés comme indiYidus. Ce n'est pas dans des réunions de groupes, c'est dans des réunions publiques du parti que sont élus les
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