La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA RE\TE SOCTAI.IST1' 80 Le socialismecommunal. 9" La conqu.:t(!d(!Spou,·oirs publics et les alliancesan:c les partis bourgcoi,. 100 Ll: Premier Mai. 1 1 o Les trusts. .\u sujet de la date du Congn:s, la Conférence estime qu'elle doit Ure fi\ée ayant le mois de juillet ou après le mois d'aoùt. Les delégués l'r:rnçais déclarent qu'ils tiendront compte de ce YO.:U. Li Conférence discute la question de la \'érification des mandats et celle de b procédL;re du Congres. Le citoyen Rozier, conseiller municipal de Paris, propose le YO.:u sui\'ant t]Ui est adopté :'tl'unanimité : Les dt:légués des p.1rtis oci.1listesdu mond..:e:ntier, réunis en Conft:ren.:e it la Maisondu Peuple de Bruxellespour l'org,rnisation du Congrès international de 1900. Sai,issent l'occasionque leur offre l'anniversaire des dernières lutt1.:sdt.: la Commune de Paris, pour adn:sser it la 111.'.:moirdees vaillants qui surent mourir héroïquement pour notre cause, leur salut ému et, aux socialistesfrançais réunis en ce jour devant le Mur où tombércnt les derniers fédérés, leurs cncouragementschaleureux ct l'expression de leur fraternité internationale. \ï,·e la Commune de P.1ris ! \ïve le socialisme international ! Le Cougnls de Lo11vni11. - Le P.1rti ounier belge Yient de tenir A LouYain son congres annud. Au point de \'Ue politique, une question entre toutes primait les autres : celle de l'attitude du parti touchant la reforme électorale qui met aujourd'hui le feu aux quatre coins de la Belgique. On sait que le gou,·ernement catholique, se sentant insuffisamment protégé par le systerne du vote plural déj:'t si odieux, vient d'enfanter un monstrueux projet sur lequel il compte pour barrer la route à ses ad\'ersaires : socialistes, radicaux, 1 ibéraux, démocrates-chrétiens coalisés à cette heure contre lui. Pour parer cc coup de coquin, nombre de socialistes, parmi lesquels \·andcrYelde, a\'aient résolu de s'allier avec tous les éléments antigouYernementaux et faire conjointement campagne en fayeur de la représentation proportionnelle. !-.fais parmi les membres du Parti ouHier, certains demeuraient hostiles ù la représentation proportionnelle. D'autres et non des moins ardents estimaient que le Parti ne deYait à aucun prix déserter le terrain de la défense pure et simple du suffrage uniYerscl. C'est ainsi que la question s'est présentée au Congrès. Aussi quelques esprits sages n'étaient-ils point sans appréhension au sujet de

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