l\'OTICES BlBLTOGRAPHJQUES 5 I I tique, si cc n'est que de l'Eglise seule sortira le salut. li y a longtemps que l'Eglise se dit conduc\rice in;aillible des peuples et ce nouveau parti ne diffère en rien des anciens. Le lieutenant-colonel Henry? par le capitaine MARrN (1 vol. in-18, Stock). - Le capitaine Marin poursuit son histoire complète de l'affaire Dreyfus par Le lie11/e11a11t-colo1H1el11ry? Autour du cercueil de l'ancien chef de l'espionnage français se livrent en ce moment de furieuses polémiques et c'est avec un sentiment de délinance que l'on se trouve en face d'un résumé clair et impartial de cc personnage énigmatique. Il convient de le lire, si l'on veut étre fixé sur la responsabilité des généraux Gonse et de Boisdeffre, des commandants Lauth et Pauffin de Saint- .Morel, des capitaines lunck et Valdant dans les faux que Cavaignac proclamait " la preuve péremptoire de Li culpabilité de Dreyfus », tandis que la Chambre des députés applaudissait le ministre de la guerre et faisait afficher ses dcplorables paroles sur les murs de nos trente-six mille mairies. - Quelle leçon! Le Di~ame de Bellevue, par L. DE LA.ERE (1 vol. in-18, Flammarion). - Histoire, attachante par l'étude très fouillée des caractères et le dramatique des situations, d'un paune homme. un aéronaute incompris, l'inventeur Jean Aubertin, qui, pour arracher :\ la mort, en l'emmenant sous un ciel plus clément, son enfant malade et condamnée, se fait voleur et, par fatalité, le complice d'un assassin. Treize ans plus tard, on le retrouve Yivant sous un faux nom, riche et heureux, près Je sa fille guérie, expiant sa faute par des libéralités sans nombre, lorsqu'un hasard le remet en présence de son complice, et le , oici de noU\·eau sous le coup des rigueurs de la loi. Découragé et las, il s'en va mourir au bord de la mer, pres Je Roy::n, où nous transporte une idylle charmante, et, en rendant le dernier soupir, il unit, sans pouvoir s'en douter, sa fille avec le propre fils de sa v1ct1me, un jeune médecin dont il a fait la situation. Samuelle Servais, par ALBERT P1:-:ARD (1 vol. in-18, Société !ibn: d'édition <les Gens de lettres). - Le Jernier roman d'Albert Pinard est une œuvre <le conscience et de passion. Parmi les écrivains modernes qui étudient l':ime féminine, il en est peu qui aient pénétré plus avan: que l'auteur de Sa11111ellSeervais dans ses intimes replis, avec plus d'émotion et de sincérité. Le Serpent de mer. p:1rP.-B. G11Eusr (r YOI. in-18, Flammarion). - Tel est le titre <lu nouveau roman de P.-B. Gheusi. La trame de l'ounage est une suite de tableaux rapides du monde parisien des cosmopolites, des auteurs et des musiciens, dans les coulisses des grands thé:itres lyriques. Le public y reconnaitra, sans doute, plus de personc.tlités que n'en esquisse l'auteur, dont le souci littéraire répugne au pamphlet et au scandale : il n'ajouterait rien, en effet,:\ l'attrait Je son line. L'Activité de l'homme, par W. TEN1• CIIEFF (r vol. in-18 <le262 p:tges, Cornély, 1898. Prix : 5 francs). - :'11.Tenicheff, dans cet ouvrage l'.rlrtivi/J de l'bo111111e, a été amené à expliquer comment les actes et la conduite de l'homme, bref, son activité, dans les circonstances données, dépendent directement des besoins de sa vie et de sa situation sociale. A cet effet il expose les exigences de la vie humaine et les relations avec le monde extérieur. L'auteur a établi une classification <les connaissances indispensables pour juger et prévoir les actes et la conduite d'une personne appartenant à telle ou telle peuplade, il telle ou telle classe d'une nation. li termine son ouvrage par une application de ces considérations générales aux tribus d'Esquimaux. Cet exemple tend it légitimer ces considérations sur des obser,·ations précises faites sur des réalités. G. R.
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