La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE qu'en 1834, les triages qui se trouvaient aux mains de la Société Générale avaient une étendue totale de 7,522 hect. 8r. § 4. - BIEKS DE FOR)IATION RÉCE:,;'TE De r 834 à 1898, l'étendue occu pce par les cotes foresticres de 100 hectares et plus, a augmenté dans le Brabant, de 2,582 hect. 60 a. 03. Dans un assez grand nombre de communes, cependant, les propriétés de roo hectares ont cté morcclces; mais en revanche, il s'en est forme de nouvelles, soit aux dépens de la forêt de Soignes, soit aux dépens de petites ou de moyennes propriétés. On reléYe, en effet, dans la liste publiée en annexe, 21 communes (1), où il n'y avait pas de cotes au-dessus de roo hectares, en 1834, tandis qu'il en existe aujourd'hui. Mais, dans une province comme le Brabant, où les forêts domaniales semblent désormais intangibles et les communaux, les terres vagues, les terrains incultes, réduits à peu de chose, la création de domaines nouYeaux devient difficile et onéreux. Aussi les grandes fortunes foncières, d'origine récente, constituces par des capitalistes enrichis, se composent presque toutes, soit de propriétés anciennes, graduellement arrondies, soit de petites et moyennes parcelles, éparses dans toute la proYince, et même dans tout le pays. Nous connaissons, par conséquent, les grandes propriétés, formant un seul bloc, mais nous ne saYons rien, ou presque rien, des gra11ds propriétaires. Les listes des cligibles au Sénat, pourraient fournir à cet égard, des données précises; malheureusement, les indications qu'elles contiennent ne sont pas complctcs : l'administration arrête le relevé des cotes foncières de chaque éligible, des l'instant où le cens d'éligibilité est atteint (1,200 francs de contributions ou 12,000 francs de revenu cadastral. M. \'isart de Bocarmé, député de Bruges, aYait proposé, jadis, de centraliser tous les renseignements relatifs aux propriétés foncières appartenant à chaque éligible; il eût suffit pour cela que les secrétaires communaux de toutes les communes où ils possèdent des terres, les signalent au secrétariat communal de leur domicile. Cette proposition ne fut pas adoptée et, en attendant une législation fiscale taxant le revenu réel, il est malheureusement impossible (1) Archennes, Bellinghen, Biez, Bossu!, Gottechain, Buysinghen, Hœlsbeke, Humbeeke, Huysinghcn, ltterbeeke, Jodoigne, Souveraine, Leerbeeke, Lennicke, Saint-Martiu, Lovenjoul, Malderen, Meldert, Rode, Saint-Agathe, Rillaert, Saveuthem, Velthem, Wemmel, \Voluive Saint-Lambert. • Il faut y ajouter Laeken, où, par suite d'acquisitions récentes, les propriétés du roi dépassent 100 hectares.

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