La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE buées pendant l'exercice a été de 106,461, environ 20,000 de plus que l'année précédente. Cinq nouvelles brochures à 10 centimes ont été publiées, ce sont : No 76. Maisons po11rle peuple. - N° 77. M1111icipalisatiod1e1s tram·ways. - ~o 78. Le Soâalismeet l'E11seig11e111e11t dn Christ.-No 79. U11111otd'avertisse111eut a11x rich1•s. - N° 80. La vie de magasin et sa réforme. - N° 8J. L'eau 1111111ic1pale. La Société a contribué pour 1,550 francs à la souscription en faveur des mécaniciens et pour 600 francs à l'élection dt! ses membres au conseil municipal. Les cotisations des membres se sont montées à 7,650 francs (la cotisation n'est ni fixe ni entièrement obligatoire). Trois souscriptions spéciales ont fourni 2,-100 francs et les donations de personnes n'appartenant pas à la Société ont atteint 550 francs. Le plus original et le plus habile des fabiens (j'ai nommé Bernard Shaw) a eu un accident de bicycle qui a nécessité deux douloureuses opérations au pied. li ,1 fJit aussi une chute dans son escalier qui a causé la fracture d'un bras. 11est heureusement maintenant en voie de convalescence, à Haslemere. Son mariage récent a étonné beaucoup de gens qui le croyaient à tort un misogyne. Un autre fabien fameux, Sidney Webb est en train de faire le tour du monde an::c sa femme. Tous les deux font des conférences socialistes en route et prennent d'intéressantes notes sur le socialisme à l'étranger. li n'est pas inutile de citer ici un extrait d'un article paru dans le So.:i11l-De1110.:ratic, une rerne socialiste mensuelle publiée sous les auspices de la Social-Dl'll1ocratic-Frderatio11. L'auteur, John E. Ellam, dans un article i111itulé « Notre politique_ » écrit ceci : « La première chose à faire est d'organiser une propagande efficace, éducatrice, sous forme de conférences, distribution de brochures, etc. Sous ce rapport la Société fabienne a rendu de précieux services et je constate avec peine que la bigoterie de certains de nos camarades les fait parler avec mépris de la Société fabienne et de sa méthode. lis devraient se rappeler que les fabiens peu,·cnt pénétrer et en réalité pénétrent dans des milieux où les membres de la Social-De111ocratic-frderatio11 et de l' fod,·pendmtLabourParty ne pourraient se faire entendre. Pour introduire le socialisme dans ces milieux, il faut un grand tact et une grande pratique de l'opportunisme. Je suis surpris de voir certains camarades railler ce qu'ils appellent un " misérable opportunisme ». Et cependant je crois que s'ils voulaient faire une brèche dans un mur ils ne s'y prendraient pas à coups de tête. Qu'on s'imagine un général se dispensant de toute tactique et stratégie sous prétexte que cela l'obligerait à pratiquer un « misérable opportunisme». Combien de temps tiendrait-il la campagne contre un ennemi qui mettrait en jeu non seulement une stratégie loyale mais au~si toutes sortes de trahisons? C'est a,·ec un ennemi semblable que nous avons à lutter et nous devons le combattre avec ~es propres armes, sauf la trahison et le mensonge. » Une telle déclaration, venant d'une telle source, applanira bien des diffi- .:ultés, dissipera bien des animosités, et le parti y gagnera une plus grande .:ohésio11. La Soâal-Dm1ocrntic-Ft'deratio11. - La dix-huitieme conférence annuelle de cette fédération a eu lieu au Fra Gardwn's Hall, Edimbourg, le di-

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