L'ÉGLISE ET LE TRAVAIL 593 vieux jours, .des bourses de lycées pour leurs enfants, etc., en un mot, de les soustraire le plus possible à la pénible obligation du travail. Le travail manuel est même encore plus méprisé aujourd'hui qu'il ne l'était avant la Révolution. Sous l'ancien régime, la plupart. des seigneurs, les rois même, exemple : Charles IX, Louis XVI, se faisaient un plaisir d'exercer un travail manuel quelconque. Et bien leur en prenait : combien de nobles émigrés ont été fort heureux d'avoir app1:is quelque métier et de se trouver capables de gagner leur vie? Aujourd'hui, quel est le politicien, parmi les plus infimes, qui soit capable de faire le moindre usage de ses dix doigts? Tant que ces idées, éminemment romaines et décadente~, règneront parmi nous, il est clair que le travail manuel continuera d'être • dédaigné. Or, c'est par la tradition de l'Église catholique qu'elles nous sont parve.ni.les.Donc, avant de songer à corriger les autres, il faut que l'Église se corrige elle-même. Et d'autre part, si les ribres-penseurs veulent se montrer dignes du nom qu'ils prennent, il faut qu'ils renoncent à la tradition .catholique romaine sur le travail-peine, non pas seulement par leurs paroles, mais par 1eurs actes. ' RouxEL '
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