LA REVUE SOCIALISTE n:iires, un certain nombre de sculpteurs et architectes élus par leurs collègues. Le conseil fixera les types des bâtiments a usage public ou privé, non pas en restreignant le nombre de ces types et en nous faisant des bùtimcnts uniformes, car au contraire il admettra tous les projets nou-. veaux, et écartera seulement ceux. qui lui paraîtront défectueux sous le rapport <lu bon goût, <le l'hygiène ou de la commodité. Tous les plans nouyeaux acceptés dans l'année formeront un recueil qui sera envoyé aux directeurs communaux et départementaux. Ceux-ci seront ainsi tenus au courant de tous les progrès. Les écoles pratiques correspondront aux degrés secondaire et supérieur de l'enseignement; les élèves sortant des lycées deviendront architectes communaux, directeurs de travaux, directeurs communaux; ceux qui auront passé par l'enseignement supérieur deviendront ingénieurs et seront chargés des grands travaux. ou nommés directeurs départementaux. lis seront infiniment mieux préparés a leurs fonctions que les élèves de l'Ecole polytechnique actuelle. Des inspecteurs généraux surveilleront les directeurs départementaux et rendront compte au ministre. Des contrôleurs surveilleront les directeurs cornmunau:-.: et rendront compte aux directeurs départetementaux. Au début llu régime collectiviste un premier et rapide classement sern fait des logements et maisons insalubres. Les uns et les autres seront évacués et leurs locataires installés dans les nombreux appartements inoccupés, ainsi que dans les maisons de gros et bureaux des di verses administrations supprimées. Puis on proccdera .\. la démolition des maisons insalub1,es, à la réfection des quartiers malsains; il n'y aura pas de délais ni de frais d'expropriation; la main-d'œuvre sera surabondante; les travaux marcheront avec une activité formidable; en peu d'années les grandes YiIles auront subi une transformation cornpléte; de larges avenues plantées d'arbres et bordées de maisons splendides a\·ec routes les commodités modernes, de nombreux squares remplaceront ces ruelles tortueuses et fétides où ne pénètrent ni l'air ni le soleil, où les maladies contagieuses élisent domicile. Les usines et ateliers seront transportés dans la banlieue des vi-lles et inst:ill~s dans les meilleures conditions d'hygiène. On remplacera également les antiques maisons rurales, couvertes en chaume, enfoncées en terre, véritables tanières rappelant le paysan de La Bruyère. Enfin les chemins, routes, chemins de fer, tramways sillonneront les coins les plus reculés du pays. Chacun affermera a l'Etat le logement qui lui conviendra; mais
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