La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

L'APPLICATION DU SYSTÈME COLLECTIVISTE 473 Le transport des voyageurs sera également gratuit. La classe sera déterminée par la situation sociale; on pourra voyager Jans une classe supérieure en payant un supplément. • Ce serait une erreur de croire que la gratuité des voyages déterminera tout le monde à passer sa vie en chemin de fer. Il y aura quelques excés au début; mais cela durera peu. D'ailleurs la civilisation gagnera beaucoup à l'extension des déplacements. La gratuité des voyages sera le complément de la gratuité de l'instruction. Quant à la question financiére elle ne se pose même pas pour quiconque a compris le systéme collectiviste. Inutile d'ajouter que les wagons et bateaux à vapeur seront rendus plus confortables, leur marche plus rapide, et que grâce aux mesures de precaution minutieuses, le· personnel n'étant plus surmené par un travail exagéré, les collisions deviendront extrêmement rares. Les omnibus et tramways seront gratuits ainsi que le camionnage; les fiacres et voitures- de luxe seront payants. Les lettres, imprimés et papiers divers seront transportés gratuitement par la poste qui fera gratuitement la remise aux destinataires des fonds <léi,osés à des guichets. L'usage du télégraphe et du téléphone ne pourra être gratuit car il se substituei'ait a celui de la poste et il y aurait encombrement. Mais les taxes seront sensiblement réduites. Toutes les barques de pêche appartiendront à l'État; mais il les abandonnera gratuitement aux pêcheurs comme il abandonne les lots de culture aux cultivateurs. La quantité des bateaux pêcheurs sera réglée par les besoins de la consommation. Le patron aura la plus forte part du bénéfice; mais celle de ses matelots et mousses restera toujours équitable. Le poisson sera acheté à un prix uniforme et rémunérateur. S'il est surabondant le surplus sera envoyé aux fabriques de conserves. Les bateaux dont l'usage aurait compromis la solidité seront itnméd iatemen t détruits. Les flottilles qui se livrent à la grande pêche ne partiront que dans la saison convenable et seront accompagnées d'un nombre de gros navires suffisant pour assurer dans la mesure du possible la sécurité des pêcheurs. XVIII MINES ET CARRIÈRES La société capitaliste ne tire qu'un trés mauvais parti des richesses miniéres de la France et de ses colonies. Elle en ignore la plus grande quantité, car il n'y a aucun service d'explorations méthodique : tout est livré au hasard. Quant à celles qu'elle connaît, elle en laisse beau-

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