La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE ARRIÈRE LES DOGMES! ldia/isme : « Ich bin das Schwert, ich bin die Flamme. Ich habe euch erleuchtet in der Dunkelheit, ùnd ais die Schlacht begann, focht ich voran, in der ersten Reihe. n Heinrich HrnŒ (1). Les theories socialistes, comme toutes les théories, sont soumises à de continuelles révisions. Les progrés de la science exigent 9u'elles se complétent et s'adaptent plus rigoureusement aux faits nouveaux qui se produisent. Ce n'est pas du tout une raison pour les rejeter; mais une grande circonspection s'impose, quant à leur application. C'est ce que l'on oublie quelquefois. Moins que jamais on ne doit, comme on l'a encore fait dans ces derniers temps, formuler en des termes absolus des théories à peine naissantes qui sont en pleine transformation et soumises de toutes parts à la critique la plus serrée. C'est surtout parmi les socialistes que les théoriesde i\tfarx, - considérées pendant de longues années par un certain nombre d'entre nous comme aussi sacrées que la Bible pour les croyants, - ont été soumises à l'épreuve de la discussion. Elles en sont sorties plus pures et plus nobles. Par exemple, la théoriede la valeur, de Marx, de la première partie(2) du Capital, a été complétée dans la troisième partie. Il en est rcsulté que la thèse de la mesure de la valeur par la seule quantité de travail a été reconnue incompléte et qu'elle doit faire l'objet d'un examen plus rigoureux. Les efforts de Marx, et surtout ceux d'Engels, pour faire surgir des transformations économiques une théorie universelle, un sysieme completde pbilosophie, n'ont non plus enticrement abouti. • Les lois de développement de Marx ne sont pas des lois abstraites, mais spéciales à certaines époques, et ne gouvernent que certaines (r) « Je suis l'épée, je suis la flamme. Je t'ai éclairé au" milieu de l'obscurité, et lorsque l'heure de la bataille fut venue, je combattais au premier rang. " • Henri HEiNE. (2) Bernstein reconnait que la première partie, relative aux rapports économiques, n'est « qu'une mer de généralités, sans rivages ... " 1.

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