L'EXTENSION UNIVERSITAIRE 333 M. Au lard et le P. Didon, MM. Berteaux et Poincaré, sans compter MM. Bourgeois et Doumer, des spécialistes comme MM. Tarde et Bertillon et des éducateurs comme MM. Debidour, Espinas, Lavisse et Perrot, et pas un socialiste. Mais dans le corps enseignant, nos doctrines sont défen<lues par les citoyens Gustave Rouanet, Georges Renard, Eugène Fournière, Victor Dalle, Albert Métin, Revelin; le docteur Delbet, directeur actuel du Collège, expose les idées sociologiques d'Auguste Comte, M. Delaire celles de Le Play, le P. de Pascal 1 celles de Léon XIII et M. Tarde celles de ... M. Tarde; M. Yves Guyot est là, avec, sous la main, des témoignages vivants de cette endosmose collectiviste qu'il dénonce avec tant d'âpreté: MM. Andler, Kovalevsky, de Pressensé, Seignobos; MM. Fontaine, Barrut, Prunget, ·weber, représentent l'Office du travail, et MM.' Keüfer et Vila les ouvriers bien pensants. Citons encore MM. Saleilles et Thaler, de la Faculté de Droit, Lionel Dauriac, de l'Université de Montpellier, Jean Brunhes, de l'Université de Fribourg, Max Turmann, de Krauz, de Lanessan, Eugène Müntz, Paul Strauss, Édouard Rad, les docteurs du Mesnil et Paulalion, MM. du Maroussem, Hubert Valleroux, Maurice Wahl, André Lichtenberger, Dufounnantelle, Tarbouriech. cc Les chaires sont autonomes. Chaque professeur a la direction et la responsabilité de son cours dans la limite du respect de la loi. » Les cours sont répartis selon deux sections : I. Enquête, Statistique et Histoire; II. Doctrines et Applications. Quelques-uns sont étayés par des groupes d'études; d'autres se complètent par des visites d'établissements industriels ou commerciaux, d'institutions d)assistancc publique ou privée. Il y a aussi, de loin en loin, des conférences du soir. Le secrétariat est confié à M11 c Dick May et la trésorerie à M. Joseph Bergeron. Les trois cc officers » sont assistés d'un comité de direction de huit membres. Le Collège débuta le 17 décembre 1895 ; M. Funck-Brentano était alors au gouvernail. Deux mois de pourparlers avaient suffi pour aboutir, c'est-à-dire pour surmonter les deux principaux obstacles. D'abord, l'admission de socialistes. Les bonnes gens qui confondent la science avec les intérêts de classe, les conventions politiques et l'atavisme religieux, ne consentiront jamais à regarder notre théorie de la propriété et par suite notre conception des droits de l'individu et des devoirs de la société, comme la résultante inéluctable des doctrines scientifiques modernes, et nos propagandistes sont pour eux, ou • des songe-creux, ou des charlatans, ou des chefs de brigands. Le seul socialisme pour lequel ils se sentent quelque indulgence, c'est celui de feu Tolain, de MM. Basly et Keüfer. En second lieu, le manque de ressources. « Quelques courages, un moment, faillirent s'y buter. D'autres, plus téméraires, moins \
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