La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

L'EXTENSION UNIVERSITAIRE souscriptions privées. Et dans le total de celles-ci les versements des professeurs - lesquels ne sont pas rétribués - entrent pour une forte proportion. Internationale, elle l'est aussi, puisque l'on y peut entendre Blankov, Chtcherbanov, Maxime Kovalevsky, Eugéne de Roberty, Gumplovicz, Maurice Kufferath, Max Nordau, Enrico Ferri, Giuseppe Fiamingo, Tito Zanardelli, Paul Desjardins, Henri Galiment, Hamont, Bernard Lazare, Paul Nod, Raphaël Petrucci, Élie et Élisée Reclus. Elle est romplète enfin, et non seulement par son programme, mais aussi gràc:e à la valeur de son personnel, - avec des leaders socialistes comme Guillaume de Greef, Célestin Demblon, Jules Destrée, Léon Furnémont, Emile Vandervelde, des artistes comme Georges Eekhoud, Camille Lemo1111ier, Emile Verhaeren, et des jurisconsultes comme Edmond Picard, - et à cause de ses annexes. Celles-ci comportent une École Polytechnique; un Institut des Fermentations; un Institut d'Hygiéne; un Institut d'Histoire naturelle générale des Sciences, Arts et Métiers; un Institut des Hautes Études. Les trois premiers Insti'tuts correspondent aux Séminaires des Universités allemandes. Le dernier est presque un settlement. Pour être admis à l'Université Nouvelle, il faut produire des certificats d'études moyennes (secondaires), équivalents aux baccalauréats fr.inçais, ou triompher d' « épreuves préparatoires». Puis l'on verse un droit d'inscription de cent cinquante francs pour une Faculté, ou de trente pour un cours isolé. Même en tenant compte des quarante bourses d'études, on ne peut donc dire que l'enseignement donné là soit accessible aux prolétaires. D'ailleurs il y a les heures, la durée, la fréquence des leçons, et leur caractére strictement spécial. Il ne s'agit que de présenter le savoir sous son aspect le plus moderne aux jeunes bourgeois de bonne volonte, en sorte <le leur faciliter l'adaptation exacte aux conditions des collectivités d'aujourd'hui - et de demain. La 1najorité des chaires étant occupées par des champions de nos doctrines, et le rectorat étant confié à Guillaume de Greef et le secrétariat à Charles Dejongh, ce dessein n'est point dissimulé, et court grandes chances d'être accompli. L'bstitut des Hautes Études, voué aux sciences « qui n'offrent aucune utilité professionnelle immédiate », est le sanctuaire des idées générales; on y trame la Synthése avec les éléments essentiels dégagés de tout ce qui se professe dans les quatre Facultés, à !'École Polytech- - nique, etc. Les leçons ont lieu le soir. Des conf<:rences ont <:té inaugurées en 1897, conférences sériées, et dont l'on voit mal ce qui les distingue des cours. On distribue un syllabus, mais il n'est point question d'examens. Il y a un droit d'inscription: quarante francs pour l'année entiére, ou dix pour un cours isolé. Toutefois, les étudiants réguliers de !'Uni-

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