,; LE CONGRÈS INTERNATIONAL D'HYGIÈNE DE MADRID MM. Schlœsing et Muntz que l'acide nitrique se forme souvent par la fermentation des mati1fres organiques azotées. La for'mation des nitrates est due dans ce cas à un ferment aérobie spécial, ou ferment nitrique, très abondant dans la terre arable ainsi que dans toutes les eaux qui renferment des matières organiques. Dans deux séances du conseil d'hygiène et de salubrité du département de la Seine eut lieu sur l'hygiène de l'cpandage tout à fait int~ressante une discussion ou deux savants, MM. Riche et Schlœsing, se prononcèrent en faveur de l'épandage tel qu'il est pratiqué à Paris, mais sous <les réserves scientifiques qu'il est important de connaître : Les eaux d'égout, disait M. Riche, dans l'une de ces séances, sont à l'état cru chargées d'hydrogène sulfuré, d'ammoniaques et de vapeurs organiques infectes. Elles n'ont pas été soumises à l'action de la chaleur et de la chaux. Elles constituent des foyers microbiens de grande intensité. Les eaux des fabriques de sulfate d'ammoniaque sont à l'état cuit, elles ont perdu, sous l'influence de la chaleur et de la chaux, l'hydrogène sulfuré, l'ammoniaque, les yapeurs organiques. Elles possèdent une réaction alcaline. Tous les germes virulents et autres ont été détruits par la chaleur et la chaux.... Dans les discussions qui unt eu lieu sur la question, dite du /011/ à l'égout, j'ai toujours ,·oté pour l'application de ce système, parce que j'estime que lui seul est pratique pour un<.:grande agglomération comme Paris et sa banlieue. La précipitation par les agents chimiques, la distillation ne sont pas applicables et cèla précisément parce qu'on est obligé d'étendre les liquides; mais il ne faut pas oublier que si on les a dilués c'est par suite d'une nécessité qui est étrangère à l'épandage, c'est parce que cette dilution est indispensable pour le nettoyage des cabinets, des maisons, des égouts. Il résulte des lignes qui précèdent que les eaux d'égouts - contrairement aux eaux résiduelles d'un bon traitement par la chaux - contiennent des foyers microbiws de grrwde intwsité. Epandus sur le sol, aucun de ces microbes ne passe, c'est entendu, puisque c'est prouvé par les analyses des eaux qui sortent des drains. Dans le sol ils sont employés à l'œuvre de la nitrification. Mais ceux qui séjournent sur la surface de ce sol ? Il convient ici de laisser la parole à M. Schlœsing : L'épandage des eaux résiduelles, telles quelles, en terrain nu, est de beaucoup préférable au point de vue des émanations. En effet, l'irrigation à l'eau d'égout de terrains en culture couverts de plantes se fait à l'aide de rigoles très rapprochées les unes des autres, soit par déYersement sur des surfaces unies et plus oµ moins inclinées. Dans les deux cas, les eaux restent un certain temps au contact de l'air et le peuvent souiller de leurs odeurs; de plus, toutes les matières qu'elles tiennent en suspension, parmi lesquelles figurent celles que leur livre lè tout à l'égout, demeurent nécessairement à la surface des rigoles ou des planches arrosées, et lors même qu'elles exhaleraient des odeurs
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