La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

MOUVEMENT SOCIAL 751 gramme économique, et demande comme première mesure l'extension de l'inspection du travail existante du travail à domicile. Le travail de 1111iett les bo11la11gers. ~ Le Congrès émet le vœu de voir les coopératives affiliées au parti ouvrier, réglementer le travail des boulangers à huit heures. Que dans ll's circonstances où le travail nécessiterait trois équipes de huit heures, le Congrès invite les coopératives à organiser le service de façon à ce que les équipes se partagent à tour de rôle le travail de nuit. Émet le vœu que le travail de nuit soit aboli dans les coopératives du Parti ouvrier qui seraient en mesure de le faire. É 6 alement que, dans les coopératives qui ne sont pas dans les conditions pour le supprimer, on devra rechercher les moyens d'arriver au même but. Le Congrès invite la Fédération nationale des boulangers à mener une propagande intense vis-à-vis des coopératives capitalistes pour obtenir d'elles les mêmes avantages que leur procure les coopératives socialistes. Syndicatsprofessio1111etlsFédérations de 111étien. - Le syndicat doit comprendre les ouvriers exerçant le même métier sans tenir compte des spécialités que l'industrie moderne crée : un seul grand syndicat bien organisé vaut mieux que dix petits groupements. Tout comité syndical devrait se composer d'un secrétaire, d'un trésorier, de receveurs et de con~rôleurs permanents. Les postes de secrétaire et de trésorier sont rétribués. Toutes les questions personnelles doivent être tranchées par le Comité (conciliation et arbitrage) avec appel devant trois arbitres choisis par l'assemblée. La c9tisation est au minimum de 50 centimes par semaine pour les hommes; de 25 j 1 5 pour les ouvrières et les apprentis. Tous les mois, l'argent sera déposé dans les coopératives ouvrières socialistes contre intérêt, ou à défaut dans une banque. Tout syndicat sera à base de mutualité ou s'affiliera à une mutualité. La moitié de la cotisation sera affectée à cet effet. Les cas de secours doivent être d'abord le chômage en cas d'incapacité de travail par maladie, accident ou manque de besogne. L'autre moitié doit servir à alimenter la caisse de résistance et à payer les affiliations au Parti ouvrier et à la Fédération du métier. Tout syndicat devra monter une bibliothèque contenant : des ouvrages techniques concernant la profession des syndiqués, des ouvrages et des brochures socialistes, le recueil des lois intéressant la classe ouvrière et les revues des ministères du travail. Les syndicats doivent tendre à abonner leurs membres aux journaux du Parti. Les orateurs invités aux réunions syndicales recevront quinze jours d'avance les renseignements complets sur la situation des métiers : « Nombre d'ouvriers de la profession dans la localité, nombre de syndiqués, heures de travail, safaires, indications sur les règlements d'ateliers, cotisations, avantages accordés par le syndicat au point de vue mutuel. Nombre d'ateliers de la pro-

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