' PENSÉES DE TOLSTOI les gouvernements que les hommes isolés, qui proclament de tous côtés leurs refus à la participation à l'organisation sociale. * * * • Un des phénomènes étonnants de notre époque, c'est que la Fropagande de la servitude faite par les gouvernements qui en ont besoin est faite. également par les partisans des théories sociales, qui se considèrent comme les apôtres de la liberté. * * * Les avantages du pouvoir et de tout ce qu'il procure, les avantages de la richesse, des honneurs, du luxe sont le but de l'activité humaine tant qu'ils ne sont pas atteints, mais aussitôt que l'homme y est parvenu, il s'aperçoit de leur vanité. Ces avantages perdent peu à peu leur séduction, comme les nuages qui n'ont de forme et d'éclat que vus de loin. * * * La marche de la vie a amené les gouvernements à une situation telle que pour se maintenir ils doivent demander aux hommes des actes qui sont en désaccord avec la véritable doctrine chrétienne. * * * Dominer veut dire violenter, violenter veut dire faire ce que ne veut pas celui sur lequel est commise la violence et certes ce que ne voudrait pas supporter celui qui la commet; par conséquent, être au pouvoir veut dire faire à autrui ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fit, c'est-à-dire faire du mal. * * * Se soumettre veht dire préférer la patience à la violence, et préfèrer la patience à la violence .veut dire être bon ou moins méchant que ceux qui font aux autres ce qu'ils ne voudraient pas qu'on leur fit. * * * Le pouvoir gouvernemental, si même il fait disparaître les violences intérieures, introduit toujours èlans la vie des hommes des violences nouvelles, toujours de plus en plus grandes, en raison de sa I
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