632 LA REVUE SOCIALISTE A Charleroi, la Fédération socialiste de l'arrondissement comptait à la fin du premier semestre de 1897, 80 sociétés affiliées avec 14,330 membres. Depuis, cc nombre s'est sensiblement augmenté. Diverses organisations régionales ont été créées, notamment les fédérations àes mouleurs en sable, des travailleurs du bois, des ouvriers des ateliers de construction, des mineurs, des verriers, des lamineurs et des pu<ldieurs, des jeunes gardes socialistes et des peintres. La Fédération mutualiste compte 9,000 membres répartis en 40 associations; elle a un fonds de réserve de 40,000 francs. Les grandes coopératives socialistes: Le Progrès de Jolimont; La Concorde de Roux; La coopérative des métallurgistes de Couillet; La brasserie coopérative Le Travail de Charleroi; Les coopératives de Forchies, Fleurus, Wanfercée-Baulet, Farciennes, Gilly, sont en pleine prospérité, le nombre des membres et le chiffres des affaires augmentent tous les jours. Sous cette poussée, la société coopérative La Concorde de Roux a vu le chiffre des coopérateurs s'élever de 5ooà 1;500 et la production de 1,000 à 3,000 pains par jour. Pour permettre de développer davantage la production, une seconde fabrique de pains a été créée à Charleroi-Nord. La brasserie Le Travail a vu sa production s'élever de 36 brassins en 1896 à 63 en 1897. Le nombre d'actionnaires a passé de 240 à 318 et celui des clients de 700 à 1,350. La coopérative des métallurgistes de Couillet a vu également sa production s'élever de 183,320 à 302,526 pains par année, le chiffre des sociétaires de 160 à 350, et Je chiffre des affaires de 85,367 à 139,123 francs. L'année dernière, 1,187 conférences ont été organisées dans l'arrondissement. A Louvain, où l'an dernier nos amis avaient quintuplé le nombre de leurs voix, l'organisation syndicale a été vivement encouragée. Les syndicats des métallurgistes et des cigariers sont prospères; on a fondé des corporations de menuisiers, d'ébénistes, de tonneliers, de garçons brasseurs et de cordonniers (ceux-:i au nombre de quatre cents posstdent un atelier de production et un magasin de vente), ainsi qu'une association de plombiers zingueurs. A Nivelles, les nouveaux groupes admis sont les suivants : les Ligues ouvrières de Baisy-Thy, Genappe, le Syndicat des paveurs de \Vaterloo, la Ligue de Vieux-Genappe, la Chorale de Nivelles, la Jeune Garde de Nivelles, le court-Saint-Etienne et le Syndicat d'Ohain. D'autres groupes : !'Egalité d'Incourt, La Prospérité de Sart-Messire-Guillaume, les Prolétaires de Loupoigne, _lesOuvriers réunis de Nivelles, la Justice de Sauvagemont, l'Espérance d'Houtain-le-Val, !'Eveil de Virginal, la Renaissance de Baisy, les Disciples de Van Beveren de Beauverain, l'Humanité de Wavre, les Riverains du train de Grez Doiceau, les Ouvriers unis de Tourimesla-Grosse, la Solidarité de Wauthier-Braine, ]'Egalité d'Hévillers, ]'Avantageuse d'Ottignies et !'Emancipation de Chastre-Villeroux-Blanmont, font partie des deux fédérations, régionale et mutuelliste. Une vaste coopérative ouvriére a été créée aussi à Nivelles, et nous pouvons dire qu'elle a fait ses preuves, elle a pris une telle extension que l'on sera bientôt obligé de construire un nouveau four. A l'heure actuelle 17 hommes libres sont occupés dans notre forteresse socialiste de l'arrondissement; le
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