La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE 829 associations ouvriéres établissent pour 'leur métier la durée de la journée de travail : Unions Membres Moins de 8 heures 12 avec l. 418 8 heures et moins de 9 heures. 225 56.672 9 de 10 heures. 198 32.062 10 de 11 heures. 282 46.404 li de 12 heures. 18 1,120 12 heures et plus 94 17.555 Le rapport signale 208 unions dont les 54,250 membres jouissent du régime des huit heures. Ces unions appartiennent principalement à l'industrie du bâtiment. Au sujet des modifications apportées dans le courant de l'année à la durée et à la rémunération du travail, il est constaté que 69 unions ont obtenu une diminution de la journée de travail, 18 signalent une. prolongation; I 13 indiquent une augmentation du taux des salaires et 70 une diminution. Ces progrés dans l'organisation ouvriére sont faits pour nous faire espérer que la révolution économique prochaine, dans cc pays, n'aboutira pas à une douloureuse et inutile lutte, mais à la prise de possession, par la classe ouvriére ~onscicnte, des richesses accumulées par elle-même. Un co11sedile révisionmatrimonial. - Pour enrayer, a- t-il déclaré, la criminalité et la folie, et perfectionner la race par la sélection, M. Parker, de Cleveland, vient de présenter à la législature de l'État américain de l'Ohio un projet de loi ne tendant rien moins qu'à établir un conseil de révision pour tous ceux, hommes et femmes, qui désirent se ·marier. Aux termes de ce projet, il est institué, en effet, dans chaque comté, une commission des mariages composée de trois médecins et devant laquelle devront se présenter ceux ou celles songeant à prendre femme ou mari. Cette commission fera subir au postulant un examen complet, aussi bien au point de vue intellectuel qu'au point de vue physique; elle s'informera de ses antécédents et de ceux de ses parents ; elle recherchera dans la famille s'il y a eu des cas de folie, d'ivresse habituelle, des tendances criminelles ou des maladies constitutionn~lles dont le postulant a pu hériter; elle verra s'il est lui-même exempt de maladies qu'il pourrait transmettre à sa progéniture, comme la phtisie ou des vices du sang. Et si le postulant subit victorieusement l'examen, la commission le déclarera bon pour le mariage et lui délivrera, moyennant 2 liv. 50,

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