BAKOUNrnE EN ITALIE EN 1864 175 BAKOUN1NE EN ITALIE EN 1864 Souvenirsde Léon }vletchnilwff Ces Souvenirs sont une œuvre posthume de l'auteur que M. Victoroff vient de publier dans une revue russe. Léon Metchnikoff (le frère du physiologiste) était remarquable par son érudition, ses larges et multiples connaissances, - il parlait dix langues vivantes - par ses goûts artistiques et surtout par son temperament actif qui le poussait à prendre part aux différents ·mouvements politiques. Déjà à l'âge de seize ans il quitte clandestinement la maison paternelle et s'en va en Crimée, où il s'offre pour la défense de Sébastopol. Quelque temps après on le voit étudiant à la Faculté de médecine à Moscou dont il est bientôt expulsé pour ses idées libérales et la résistance qu'il avait opposée à ses chefs hiérarchiques. Il. rentre dans sa ville natale de Pétersbourg, où il suit les cours à l'Académie de médecine, puis ceux de mathématiques et de sciences à l'Université. Plus tard il entre à !'École des beaux-arts, enfin, se livre à l'étude des langues orientales. Très bien doué de la nature, il s'annonce partout d'une manière brillante, mais toujours son tempérament agité l'emporte_. En 1858 il fut attaché comme interprète à une mission diplomatique en Asie-Mineure. Au retour, l'expédition étant arrivée à Galatz, il quitte sa place et, sans passeport ni argent, il se rend à Venise, où il s'adonne passionnément à la peinture. Poursuivi par· la police autrichienne po1.u menées révolutionnaires, il réussit à tromper sa vigilance et s'embarque pour Livourne, Là il s'engage comme volontaire au service de Garibaldi, qui se préparait alors pour la campagne de Naples. Il se bat en Calabre où il est grièvement blessé, mais les soins qu'il reçoit à l'hôpital de Naples lui sauvent la vie. Guéri, il s'adonne à la_ propagande socialiste et va porter la bonne parole à Florence, à Genève, en Espagne, où il donne des cours, organise des réunions, fait des conférences.-
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