130 LA REVUE SOCIALISTE • LE PARTI SOCIALISTE ET LES CLASSES AGRICOLES Rapportau Congrèsnationalsocialisteitalien. BOLOGNE, I 8-20 SEPTEMBRE I 897 ( I) Le rapport agraire approuvé au Congrèsinternationalsocialiste de Londres, en juin 1896, après avoir fixé pour but du parti la nationali1sation du sol, déclarait « laisser aux différentes nations le soin de déterminer les moyens d'action les mieux adaptés à la situation de chaque pays ». Dans une brève discussion se firent sentir les deux tendances opposées : la première favorable, la seconde contraire à l'encouragement de la petite propriété, cela dans le but de propagande, Lafargue contre Pearson. Prenons les choses de plus haut. La méthode comparative s'impose ici. D'autant plus que l'Italie, comme il a été dit (2), reproduit en ses differentes zones les conditions les plus opposees, telles qu'on les observe dans les différentes nations, France, Belgique, Allemagne, Angleterre, Amérique. La France et la Belgique passent pour des pays de petite propriéte. Le fait est que l'esprit petit-propriétaire y domine. D'où les déclarations bien connues de Jaurès et de Vandervelde. En Allemagne, opposition entre le Nord et le Sud: le Nord, pays de grande propriété, d'où le rigide marxisme de Bebel et Liebknecht; le Sud, pays de moyenne et 'petite propriété, d'où les tempéraments de Vollmar. D'où aussi les tiraillements des Congrès d'Erfurth et de Breslau (1895). • En Angleterre la question : attitude du parti socialiste deYant les campagnes ne se pose pas. Cela est naturel. La petite propriété a disparu. En un tel état de choses, le programme socialiste se répand sans (r) Traduction abrégée. (2) Le programme agricole du parti ouvrier français, préface, Critica sociale, 1893.
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