IIO LA REVUE SOCIALISTE marche de l'usine en général, contre les administrateurs ouvriers et les militants du syndicat en particulier, la plus incroyable campagne de )iaine et de mensonges. Ne pouvant répondre aux immondes calomnies déversées chaque jour contre la Verrerie et son personnel, quelques camarades purent croire un instant à la véracité de ces bruits. • L'arrivée :i Albi des congressistes de Toulouse dissipa jusqu'au moindre doute, car nos amis purent admirer l'entrain dans le trav;iil, la sincérité de nos convictions, l'ordre et la probité dans l'administration. Ayant manifesté leur admiration pour les verriers et leur mépris pour la presse vendue, la fureur de nos ad..ersaires ne connut plus de limites. Ce fut un torrent d'injures contre les représentants de la classe ouvrière et la campagne de calomnies et de persécution reprit plus ardente que jamais; provocations policières, procès iniques, condamnations monstrueuses et tentatives de corruption, tout fut mis en œuvre. CA~IARADES, Nos ennemis ne reculent devant aucun moyen pour tromper la masse, car si tous les travailleurs, si tous les honnêtes. gens connaissaient les infamies commises pour anéantir notre œuvre, les complots constamment ourdis et constamment déjoués par l'infatigable ténacité des verriers et les privations qu'ils s'imposent; il y aurait dans la -masse un tel mouvement de colère, que ce n'est pas un, mais bientôt huit fours qui s'élever-ai.eut à: côté de ceux qui fonctionnent actuellement. C'est contre tous les puissants du jour que nous avons à lutter, contre les affameurs blessés dans leur amour-propre et leur intérêt, contre les valets du pouvoir qui ayant mis notre département en état de siège, voient dans la Verrerie un obstacle à l'œuvre de désorgarùs:ttion. syndicale et la réaction violente de laquelle dépend leur avancement. Ces détracteurs sachant que notre réussite serait un exemple et un démenti pour tous ceux qui nous prétendent incapables de nous diriger, et que notre chute au con traire jetterait le découragement dans les rangs ouvrier~~ tendrait impossible tout nouvel effort de solidarité, cbercbe11t111ai11/eua11t à corrompe ceux qU:i/.sn' 011tpu décourager. Pour a//eùidre ce rérnltat ils vie1111e1d1'at limeuler ae 11ttuwa11 la caisse noire desti11ée à écraservotre œuvre, et l'biver, disent-ils,fera le reste. Ils ne réussirontpas ! Mais pour ne pas laisser cette œuvre à la merci d'un complot, pour que tous ceux qui s'intéressent à sa réussite puissent être rigoureusement tenus au courant des moindres événements et des attaques dirigées contre elle, pour réduire à néant les men~ songes intéressés de ses ennemis, les anciens ouvriers verriers et similaires de Carmaux a Albi viennent, sur les conseils d'un grand nombre d'organisations, de décider la création d'une vaste LIGUEDE RESISTANCcEontre les ennemis coalises de l'usine prolétarienne. CITOYENS, Depuis bientôt trois ans les verriers luttent avec une incroyable énergie, contre les vautours qui guettent votre œuvre. Plus résolus que jamais, mais épuisés par les sacrifices, et à l'entrée de l'hiver, ce précieux auxiliaire des patrons, ils lancent aux millions de souffreteux do11tils défe11de11t la cause 1111 appelchaleureux à la solidarité. La Verrerie Ouvrière est une citadelle prolétarienne qui doit planer au-dessus de toutes les questions d'école. La défendre, c'est défendre le prolétariat entier. L'acharnement que les patrons mettent à l'attaquer doit indiquer suffisamment aux travailleurs l'acharnement qu'ils doivent mettre à la défendre. A la coalition des affameurs, opposons celle des affamés 1 Cette œuvre qui appartient à tous doit être défendue par tous 1 Vive la solidarité I Vive la justice I Vive la Verrerie Ouvrière 1 Pour les anciens ouvriers verriers et similaires de Carmaux à Albi, Pour le secrétaire: MARIENBAUDOT. Pour la Fédéralio111alio11adle s travaillmrs du verre: PH. CLAUSSE.
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