QUELQUES TEKDAKCES AU SALON DE I89ï QUELQUES ÎENDANCES AU SALON DE 1897 Challlps-Élysées. - Chanip-de-Mars Parler de tendances générales à propos d'œuvres signées en 1897, c'est s'exposer à deux reproches : celui de pn':somption, car il semble difficile, sans le recul du passé, de distinguer au milieu de multiples efforts certaines directions communes; celui d'injustice, car on classe. Or, la mt'.:diocrité seule semble se prêter aux classifications. Les œuvres vraiment belles échappent à toute formule. Les très grands artistes ne sont d'aucun groupe. Je n'ignore pas ces raisons. J~ les invoque même comme excuse d'omissions voulues, d'indications trop bréves. Mais l'esprit humain fait une continuelle enquête sur lui-même. A chaque pas nous nous retournons pour juger, par les traces laissées derriére nous, de la direction suivie. Quel visiteur <les expositions des Champs-Élysées et du Champ-de-Mars ne s'est, plus ou moins consciemment, posé ces questions : En quoi les artistes réunis ici sont-ils nos contemporains? Qu'apportent-ils de nouveau? Où vont-ils? Une réponse - même incompléte - est donc légitime. Elle est aussi moins ambitieuse qu'on ne le croirait. Nous avons des idées directrices, fournies par toutes les manifestations de la pensée d'aujourd'hui. Nous avons des points de comparaison au Salon même, puisque attardés, archaïsants et curieux de nouv1:auté y sont rassemblés pêlemêle. * * * Je relcve ces titres sur le catalogue : L' H1t111a11eittéla Patrie receva11tla Muse sociale (Axilette), Le Capital (Amy), Le Triompbe de l'Or (H. Cain), Les Iconoclastes (Besson). Ils semblent traduire des préoccupations sociale~. Mais ne n~us y trompons pas : Le plafond de M. Axilette est une œuwe de commande froidement traitée, et le
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