La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LE PR013LÜ!E DE L'A)lûUR 6.p u: PROBLÈME DE L'AMOUR LA FÉCONDITJ~ DE L'ESPECE HUMAINE DANS LE PRÉSENT ET D:\~S L'A\.ENIR I. L:1 stérilitc. c'est l.t mort. - Il. La prolificencc humaine. - Ill. La ,·iriculturc extcnsi\'e et l:1 \'iriculture intcnsi\'e, - [\'. I.e Malthusianisme Nous assistons ù une rcsurrcction du Malthusianisme. Depuis r87ï, l'Angleterre a sa Maltlmsian Lerrgue. La Hollande a la sienne depuis 1884- : le Nie11w-Maltlmsia11iscbBeo11d. En 1892, il a été fondé en Al!cmagnc une société analogue : le So:Jal Har111011iscbe Verei11. La France possède, depuis le 30 aoùt 1896, une Ligue de la 7?jgé11ératio/1J11mai1..1.e par la diminution de la natalité. Le Malthusianisme compte parmi ses adeptes : des économistes, <les médecins, <les philosophes, des littérateurs ... et quelques socialistes. Malthus ne croyait pas au progrés social. Pour cc prêtre que des croyances absurdes scellaient au passé, la fin de l'exploitation de l'Homme par l'Homme était une impossibilitc, l'extinction du paupérisme une chimcre irréalisable, la lutte pour la Justice est un crime affreux. Elles sont de lui ces lignes qu'on croirait ccrites par un Du Camp ou par un Taine : « La multitude qui fait les émeutes est le produit d'une population excédante ... Cette multitude cgaréc est un ennemi redoutable de la liberté, qui fomente la tyrannie ou la fait naître. Si quelquefois, dans sa fureur, il semble la vouloir détruire, cc n'est que pour la rétablir sous une autre forme ... Les nais soutiens de la tyrannie sont sans contredit ceux qui se livrent à de Yaincs déclamations, attribuent 41

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