LA REVUE SOCIALISTE crée par l'usage et que M. Stammhammer donne modifiés de telle façon, que la recherche en est rendue plus difficile. Ainsi, à la page 187 on trom·e la citation : « Fuisseaux aîné, Ernèst, Nicolas, Joseph de » avec la particule séparée, tandis que l'auteur des« Questions OU\Tières » signe toujours Defuisseaux et en Belgique personne n'a jamais écrit autrement. A la page 108 je vois aussi attribué à M. C. Cognctti de Martiis l'ouvrage Il sistm,n dt 111ercedc a scala 1110/,i/e, tc., tandis qu'il est dù à la plume de M. Salvatore Cognetti de Martiis. Les publications de Ml'vl. Emilio Cossa, Colajanni, Coletti, \'idari, Masé-D,1ri ont certainement plus de valeur que les petites brochures de M. \'igano et cependant beaucoup des ouvrages des premiers n'ont pas été mentionnés. M. \ïdari ne figure mC:mc pas dans la liste des auteurs et sa renommée est pourtant très bien établie en Allemagne autant qu'en Italie. A la page 3 H le nom de .Mazzoni A. M. doit C:tre corrigé en Mozzoni et à la pag(; 98 il faut ajouter à l'ouvrage l'Ele111osi11a de M. Cazzaniga celui bien plus sérieux et plus profond intitulé l'Eg11aglia11z..a. Ces fautes ou ces lacunes qui nous sont tombées sous les yeux - fautes et lacunes, répétons-le, absolument inévitables dans un ouvrage qui renferm(; au moins vingt mille citations - n'enlèvent rien au grand mérite de M. Stammhammer, d'autant plus qu'elles disparaîtront sans doute dans les successives éditions. Une table des matières placée à la fin du volume groupe tous les auteurs qui se sont occupés d'une question déterminée, de façon que nous pom·On$ trouv<.;rlu, noms de tous les écrivains féministes ou antiféministes au mot Fra11e11frage; de tous les fauteurs, aussi bien que de tous les adversaires de la fixation d'une journée normale de travail au mot Arbàtsz.cit; de tous les coopérat(;urs au mot Gmoss,•11schajt e ainsi de suite. Mais parfois, quand il s'agit d'une question importante, M. Stammhammer a soin de grouper les auteurs selon le point spécial qu'ils ont envisagé. La bibliographie de l'esclavage, par exemple, qui touche à plusieurs sciences à la fois et embrasse un grand nombre de volumes, est divisée en trois sections : Sklavmhandd (commerce des esclaves), Sldai-erl'i (esclavage) et Sk. A11fhd11111g (abolition de l'esclavage). En revenant à la coopération nous trouvons vi11gt-q11nlre sections. L'auteur nous donne d'abord la bibliographie de la coopération en général, sans distinction d'école et par conséquent il cite les ouHages des enthousiastes aussi bien que ceux des adversaires les plus acharnés et les plus aveugles, des socialistes comme des cléricaux, les livres, les brochures, les périodiques et même de petits feuillets d'une importance tout à fait minime. Ensuite on arrive aux So,,/1/s cooj>t"ralii•es du 111oye11-dg,·, puis aux Sociétéscoopératives de l'Amérique, aux belges, aux ,illemandes, aux anglaises, aux italiennes, aux françaises, aux autrichiennes, aux hollandaises, aux portugaises, aux russes, aux suédoises, aux suisses, ,1ux espagnoles, <.;tc.Cne section est consacrée à la coopération agricole, une autre it 1't coopération dans l'industrie; la vingt-troisième aux journaux des coopérateurs. Le lecteur désireux d'être renseigné sur les publications co~cernant les salaires, n'a gu'it chercher la longue bibliographie qui est donnée au mot Arbl'its/olm. Ici aussi on commence par la bibliographie de toutes les publica-
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