La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE L'APOTRE SOCIAL (I) LE CABARET DE LA FAUCHEUSE La salle est enfumée et le plafond est bas. On y serti manger aux pauvres qui n'ont pas De quoi payer aux bons cabarets des banlieues. Les counrts sont d'c':tain, les assiettes sont bleues Et ks tables en bois ont des taches de vin. Il faisait presque nuit quand un homme survint. - Hé! Faucheuse, fit-il sans plus de politesse. La Faucheuse accourut. C'était la grosse hàtcssc Du lieu. - Tiens, vous Yoili, cher monsieur Pasquatil, Dit-clic en minaudant un peu. Que vous faut-~!? - On va vous amener, tout i l'heure en sourdine, Quatre petits enfants. Comme i leur âge on dine Ainsi qu'au notre et mieux même i cc qu'il parait, Ils dineront. - Compris. - Que votre cabaret Leur soit hospitalier, madame la Faucheuse, Car s'il leur adYcnait une chose fâcheuse Je gronderais. - Monsieur Pasquatil, ils auront Clucun leur plat bien chaud et leur petit pain rond. (1) Fragment dt.! la Divine Magie, poème en préparation.

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