~!OUVEMEKT SOCIAL 245 d.111sles petits :neliers, fournissent jusqu'à quatorze heures de pr0sence lorsqu'on ne tra,·aille pas la nuit. Dans ces petits ateliers, ils sont nourris partiellement :'1 midi et :'1cinq heures, de: façon il ne pas être dérangés. Le tI,1,·ail .:ommence ,·er, six heures du matin, s'interrompt pour quinze ù \'ingt minutc:s à l'h,::ure des repas ,::treprend à cinq h,::un.:set d,::mit:jusqu'ù dix heures du soir. Toutes ces heure, \'arient i1 l'infini ; dans les maisons où i'on brûle le thé, il .:ommence au contrain: il quatre h,::ures du matin et termine :t six heures du soir; les besoins d,:: l'industrit: font la régie; les ou,-riers s\ prêtmt rnlontiers. Il est assez difficile d'établir exactement dL·Smo,·enn,::s d,:: salaires ; dam les campagnes reculées, dépourvues d'industrie, loin du contact des Européens, il existe des quantité~ de:gens qui ne sont m0nH.: pas :1ss<.'zfortunés pour mang,::r du riz, qui Yi,·ent des grains les moins chers, orge, avoine, etc, et qui sont heureux de travailler pour o. 10 yen p:1r jour, soit o fr. 35 de notn.: monnaie. Dans les deux capitales, dans les ports et surtout ù Osaka, la grande ,·ilk industrielle du Japon, on trou,·t: les moyennes sui,·:111tt:s: Fr.m,o:.. HO~DIES Les mécaniciens gagnent . . . . . . . . . . 2 80 Les brodeurs, d~cor.1tcurs. sculpteurs. surveillants, ouniers de prcm;er ordre. . . . . . . . . . . . . . I 20 Les tr0s bons ouniers de métier . . . . . . . . o 90 La gr:indc moyenne des onnicrs ordinaires d'usines. filatures, tissages . . . . . . . . . . . . ~ . Les hommes de peine et ouniers ordinaires FnlMES Les brodeuses, peintres. Les surveill:rntes, fèmmes de premier ordre. Les bonnes ouvriëres . . . . . . . . . . 0 70 0 60 052 0 42 O 35 La grande moyenne des ouni0res ordinaires d ·usines, filatures. tissages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . o 28 Les petites tilles et les apprenties pendant de nombreux mois o 14 Le gou,·ern,::ment japonais a créé lui-même les pr,::mièr,::susines; il les a cédét:s à des compagnies, comme il a cédé ses mines, lorsqu'elles ont ét0 ,::n bonne marche. L'industrie progressive et énergiquement menée que l'on peut prendre comme modèle de la récente :ictivité du Japon est celle du coton. Peu d'années se sont écoulées depuis que le rapporteur attitrt'.: du gou,·crnement prussien estimait que les Japonais ne se prèteraient p:is aux exigences de l'industrie moderne, et dt'.:jà, en 1888, un premier démenti .:tait donné it ces appréciations par 76,000 broches de filature en pleine acti,·ité. On voit aujourd'hui, quatre années plus tard, des usines comme celle~ de « l<anegafuchi » qui emploient 2,100 hommes et 3,700 femmes divisés par • équipes qui travaillent jour et nuit et n'ont sur· douze heures de travail assidu que quarante minutes pour les repas. Des dortoirs sont organisés il proximité, et l'on fournit aussi de la nourriture à raison de 7 centimes par repas. Les filatures à Osaka sont installées de la même façon. Toutes sont munies d'excellentes machines anglaises, tra,·aillent jour et nuit avec deux équipes alternantes, sont prospères et donnent de bons dividendes. Beaucoup forment des projets d'agrandissement, ont déjà commandé de l'outillage en Angleterre et construisent d'autres établissements dans des centres populeux.
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