MOUVEME::-lT SOCIAL 243 Encouragés par le brillant succès dù surtout aux efforts de ceux qui ont tra,·aillé sans relâche il faire prévaloir les solutions pacifiques des différends internationaux, nous affirmons de nou,·eau le principe de l'arbitrage, et nous le proclamerons jusqu'au jour où il sera reconnu et mis en pratique dans tout le monde civilisé. CHI:--:E Greves, Boycoltngesel Sy11diwts. - A11sde1JL1n11dedes Zopfes. (Au Pays de la Tresse), un liwe publié à Leipzig par M. Br:indt qui, pend:intde longues années, :ireprésenté, en Chine, l'empire d'Allemagne, nous apporte de curieux renseignements, résumés par le Peuple rie Bruxelles : Les gri:1·es et les boycottage,, dit ;\[. Brcmdt, sont des é,·énements connus en Chine, où ils étaient \Taisemblablement entrés dans les mœurs bien longtemps ,\\"ant qu'ils ne fissent leur apparition en Europe. Mais ils n'y sont pas organisés pour poursuivre des augmentations de salaires ou des n:vendications du même genre; ils y constituent une arme pour se défendre contre l'exploitation de certains fonctionnaires avides ou pour susciter il ceux-ci des difficultés qui les conduiront :1 la perte de leur emploi. Il n'est pas rare que les producteurs d'une profession, par exemple les bouchers ou les marchands de riz, s'insurg..:nt contre un nouvel impôt et ferment leurs magasins pour s'y soustraire. Souvc:nt les autres catégories de commerçants prennent fait et cause pour les grévistes et, de concert a,·ec eux, déclarent la gréve géncrale. Il arrive ainsi que, pendant plusieurs jours, tout commerce est suspendu dans une ville. Alors s'engagent entre les insurgés et les administrations publiques des pourparlers qui aboutissent généralement il la révocation ou au déplacement du fonctionnaire coupable. Si celui-ci s'entête, s'il refuse de plier, la lutte de pacifique de,·ient violente et, comme les grèves dans nos centres industriels, se termine p,1r des coups de fusils. Ainsi, en 1892, on avait décidé, à Macao, de frapper d'un impôt les boissons alcooliques, le poisson et d'autres objets de consommation courante. Immédiatement tous les commerçants atteints par les nou,·elles taxes fermèrent leurs magasins, et comme les autres négociants menaçaient de se joindre aux grévistes, les :tlltorités s'empressèrent de capituler. Les syndicats ne sont guère créés qlle par des négociants, des propriétaires de navires, en général par des personnes s'occupant de commerce ou de transports. Ceux des marchands de thé et des marchands de soie rendent des services très appréciables dans les ports OL1vertsau comnierce international. Ils ont une organisation ttès sévère, appliquent de fortes amendes et même l'exclusion aux membres qui n'observent pas les règlements, et restent rigoureusement fermés aux négociants étrangers. Un syndiqllé étant entré en relations d'affaires avec un négociant d'un alltrc pays, il n'est pas rare de voir le syndicat lui donner l'ordre d'en rester li1 et d'interrompre les négociations. A d'autres points de vL1e,le rôle des syndi..:ats n'est pas moins important. Chaque organisation de ce genre représente les intérêts de toute une catégorie
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