La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

!.A RE\'üE SOCIALISTE prcluJe ,cul ~uflir.1it,\ :1ssigncr ,"t RM011p!it111 une place plus qu'honor.1blc ,hn, Ll mu~ique contempor.1ine .. \u point de \'lie de l'ordonnancL·,011puurr.1it le comparer, cc pn'.:lude, .'t celui de Parsijitl. D,111s l'un cornn11.d: .111sl'autre, il y ,l d'.1hord un long passage d'un rhythme lent qui ,ous t'.:h'.:,·lcoin du monde, en l'esp,1ce infini; puis l't'.:clatfulgur.1111Jes cuines, le /MJJJlc' lt 111 Ji1i (J,1ns P11rsiji1! comme dans R.étlc111plioJJ) cl.unant l'e..,pt'.:r.rncei1wi11ciblede l'homme, que ne peu,·cnt ab,1ttrc les pires c,1Lunitcs. Li conclusion, qui n'.·pèteles motifs initiaux, r,1111è11e le c.tl111e.i l'orchestre, et cette sens.nion d'immensitc sereine, Je hc,llitude infinie, que les premières mesures 11'.1,aient que fait entre- ' 01r. Les fragrnents de t>i111;-SiJJ (pocmc de :\!. !.oui'> G,dlet, musique de ~\. I\Llrt'.:chal,l'.lllteur de JXïdaJJJic) ne sont re111,1rquahlesque p,1r une cert:1inc L1cilité, plus comc11.1hk .'t l'Opér.1-Corniquc que p.1rtout .1illeur,. Qu.un au Ct111c'ffitl-Ft'lic, de :\!. Félix Caley, pour violon (1'!. Th. I..1flirge), a,cc des strophes rt'.:citl.'.·e(spar :'11 1" Leg,lllit de Li Comt'.:die-Française), j',l\'Olle bien liuml'.!ement n'y p,1s :noir \'U gr.rnd chose, Ll crois n'ètre p:1sle seul de cet avis. fi n'est pas mcmc propre .'t f'.1irebriller les qualités de l'excellent artiste qui 1':1 cxccut(, et a ~urtout un dcfaut qu'on ne pardonne pas; c'est de du,n.:r ,lll moins un<.: demi-heure ! ;\[. ~.1,·ier Leroux, dont les Perses ont naguère r<.:mporté un si gr.rnd succès .i l'Odt'.:on <.:t :nt Clütelet, ;1 p:1ru .'t !'Opéra aYec un poémc lyrique, Vi:1J11s cl Ac/i11;is. Ç.1 cté une 11ouYeilcvictoire pour le jeune maitn.: qui a su tirer du h<.:auli, r<.:tde;\[. Louis de Grammont une p,1rtition de la plus luut<.: valeur. :\[me Ht'.:glon a supéril'.ur<.:ment int<.:rp1ùé le rôle, tout d<.: p,1ssion int<.:ns<.:d, <.:\-énus, <.:ts'Lst f.1it acclamer dans le p,1ssagc : .\foJJ nJJ10111ri'l'sl-il pas JJ11feor,:/ J1!11s belle. i\1mc Carn'.:re (.\donis) <.:t :\!1 k LOY<.:ntz(une \'oix) ont également recueilli leur part d.1ns le triomphe mcrité de ?Il. L<.:roux. ?1Ldh<.:u1Tus<.:mentles cors, dans la sc0n<.:de la Chasse, <.:tks cho..:urs de nyrnphei; n'ont droit qu'.'1des t'.:log<.f:os rt r<.:streints! Deux fragrnrnts du S,;lr1111 (ks -1"et 5" p.1rti<.:s),dcj.'i ,·ieillc partition d1..:'Il. Ernest Rey<.:r,puisqu'<.:lledate de 1850 (d<.q: uatre ans postcrieure :1u Désert d<.:F. DaYid), p<.:uvents<.:rnbkr ternes depuis que tant de musiques cxotiqu<.:sou bizarres sont \'<.:nuesfaire Yibrcr nos tympans cuirasses; mais on n<.:p<.:utnier qu<.:le Chant d11soir, tr0s bien int<.:rprctc par ;\[. Renaud, <.:tla Conj11rntion cles Djinns (par M 1 k Bré\'al <.:t les Chœurs), :\ laquelk B<.:rliozpensait peut-être <.:nécriYant b Co11j11ralion des Dc11i11s, au rhythme bizarr<.:(deuxicmc parti<.:de l'E11je1JJdc1e1 C/Jrisl), ne soient <.:ndlcs-rnêm<.:s fort remarquables et nullement indign<.:sde l':1ut<.:urde SigJJrd. _L'.mderni<.:r, l'un d<.:sgrands succcs des concerts de !'Opera fut

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