La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

I l 8 LA RE\'UE SOCIALISTE la faute des organisateurs ou des socialistes, qui n'ont pas rèpondu à l'appel? il y occupe une place moindre et disproportionnée aYcc son importance. j\L\I. Dufourmantelle et du i\Iaroussem continuent à entasser monographies, statistiques et documents. J\I. Vila, secretaire de la Chambre consultati\'c des associations ouuièrcs de production, traitera des associations omTièrcs. i\I. Kei.ifer, ouvrier typographe, membre du Conseil supèricur du travail, expose l'organisation ouYrièrc de France. i\Iais, aux leçons de i\li\I. Fontaine, Bertillon, de Lanes~an, \\·es Guyot, de Presscnsè, etc., qui reprèsentent plutot en èconomie politique les doctrines dites orthodoxes, quelques cours et, nous dit-on, quelques conférences (r) ajoutent une note plus Yin;. Citons surtout, parmi les professeurs qui apportent ù l'œuvre le concours de leur jeune acti\'ité et de leur hardiesse d'esprit, i\lM. ,\ndler, Albert Métin, Ré,·clin, Rou,rnet, Seignobos, etc. Citons encore, parmi les inno,·ations tentées par le nouYeau directeur, M. le dèputé Delbet, et par le secrétaire général Dick i\lay, des cours consacn'.·s à l'action sociale de l'.\rt. i\l. Dauriac traitera ainsi des effets de L1musique sur les foules. Nous souhaitons à la nouvelle institution de réussir et de s'élargir ... dans tous les sens du mot. i\LLEi\lAG:--JE Le prolesla11/is111e « sotial 11. - En dd10rs du parti conservateur qui représente les intérêts de la noblesse, du parti du centre qui s'est constitué le défenseur des intérêts de l'Église, et des trois partis bourgeois (Parti national libéral - Union progressiste - Parti du peuple), - il existe nuintcnant sinon le parti, du moins l'a~sociation du protestantisme social. Ses adeptes croient que le règne chrétien succédera au règne socialiste, et ils préparent cc règne chrétien en aidant ;\ la diffusion de la plupart des conceptions socialistes et en aidant ,1ux succès électoraux des socialistes. Dans le monde éYangélique, le protestantisme social est avec le socialisme proprement dit d,rns les mèmcs termes que dans le monde savant les socialistes de la chaire. i\l. le pasteur Naumann, de Francfort-sur-lc-?vlein, est l'initiateur ou plutot l'heureux continuateur de cc rnouYemcnt, car il fut théoriq uemcnt prccédé dans cette \'Oie par le pasteur \Viehcrt, gui fut pour les protestants d'Allemagne cc quc l' éYèque Ketteler fut pour les catholiq ucs. l'i!. Naurnann est aidé dans sa tàche notamment par J\l. de \Vœchter, jadis pasteur éYangèlique, et qui dirige maintenant ù Stuttgard la« Feuille du Dimanche pour le libre échange des idées ». - Dans son journal die IIilfe, M. Naumann prùna avant tout deux œuvres: le Capital de (1) Au nombre de, conférenciers tigurcnt notre directeur, Georges Renard, et notre collaborateur, Fourniàc, qui tr.1itcnt de l.1~Iéthode et dè !'Idéalisme en Sociologie. '

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