LE CONGRÈS DE LA PAIX EN 1896 de combiner leurs ~fforts pour opposer une digue à cc monstrueux accroissement des dépenses improductives? Ie voit-on pas que cet accroissement-incessant ruine les États d'Europe en absorbant les ressources les plus i_ndispensables à l'évolution cconomiquede leurs peu pics? ÉuE DucoMMUN. Nous extrayons de fa Nature les renseignements suivants relatifs aux documents que M. Bodio a pu réunir sur cc qu'a coûté, en hommes et en capitaux, la guerre de r870-7 r. En France, d'après le docteur Jules Richard, les pertes subies par l'armée française sont les suivantes : Morts en France de blessures i\Iorts en France de maladies, d'accidents, suicides, etc .. Morts en Allemagne, prisonniers. . . . . . . . . . . Total des morts. Blessés sur les champs de bataille qui ont survécu . . . . Blessés dans les marches, accidentellement, contusionnés, etc. Malades de maladies communes, d'exténuation, de froid, etc. Total. . Hommes 80,000 36,000 20,000 136,000 138,000 Ir ,421 328,000 • 4ï7,42I L: nombre de Français morts de blessures serait de 155,ooo d'après le docteur Puget, et de 158,871 d'après le docteur Cheau. En Allcn1agnc, d'après les rapports officiels de l'état-major de Berlin, il est mort, du côté des Allemands, 40,877 hommes, dont 17,255 sur les champs de bataille et 2 I ,025 dans les ambulances. 18,545 hommes ont été blessés, mais ont surYécu. Les chiffres ne sont pas moins édifiants sur ce qui concerne les capitaux. Les pertes subies par la France sont les suivantes, d'après 11'1B. o<let, ancien ministre des finances Dépenses militaires. . . . . . Sommes payées à l'Allemagne . Emprunts et primes . . . . ... Travaux publics occasionnés par la guerre . Indemnités payl!es par l'Etat aux d~partements et aux particuliers. Pertes subies par l'Etat . . . . . . , . . . . . . . . . . . Dommages supportés par les commuues et non remboursés par l'Etat Total. . . . . . . Francs 2) ,86 ,412) 558 5,74 2 ,938,8q 1, 156,327,955 207,239,800 604,622,425 2,833,939,000 535,007,000 13,466,487,552 Et, d:ms cc chiffre, ne sont pas comptées les pertes résultant de l'arrêt de production, de la perte du capital cc homme >> et de l'incapacité de traYail des blessés et des malades. En ce qui concerne les pertes pécuniaires subies par l'Allemagne, on est loin d'0tre d'accord. D'aprés JVL Blenck, elles seraient inférieures aux 5 milliards vcrsês. Pour M. Meitzen, au contraire, les frais auraient dépassé 8 milliards. Et tout cela, pourquoi faire? (Mémorial de la Librairie, 22 octobre 1896.)
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==