La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

MOt,;\'E~IE~T SOCIAL Nos amis sont priés ùc nous tr.111smettre tout ùc suite les adresses d..: groupés ou d'Jdhérènts êventucls qui sont :1 leur connais~:ince. Adresser toutes l.:s co111111unic:itions:iu sccréuri.1t fédéral, 5 ri, :i,·cm1c Louise, ,1 Bruxelks. Le mi11im11m de ;alaire. - L'enquête qui avait étc ordonnée par les sections <les finances et des tr:l\·aux publics <luconseil communal de Bruxelles, sur la proposition du citoyen Conrardy, concernant le minimum de salaire et la li111itationdes heures de travail, est ter111inée. En cc qui concerne les administrations prO\'incialcs, il résulte des n'.:ponscsreçues que six administrations stipulent qu<.:ls ont les salaires minima à payer par les entrepreneurs à leurs om-riers et deux ont admis des dispositions d'apn'.:s lesquelles les entrepreneurs doi\'ent indiquer dans leurs soumissions quels sont les prix 111inimaqu'ils s'engagent 1 payer. Les provinces de la Flandre occidentale et de Lit'.:gcfixent la durée de la journée de trav'ail et trois pro\'inccs obligent les entrepreneurs :l assurer leurs om-riers contre les accidents. Huit provinces ont déjà fait travailler sous le régime du minimum de salaire ; aucune n'a reçu de plaintes de la part des patrons ni de celle des ouvriers, pas plus qu'elles n'ont constat<'.: de rérnllalsa11ornia11x a11 point de vue de leursji11a11ces. Pour les administrations communales, il résulte Je l'enqu0tc que les cahiers <lescharges <lequarante-sept grandes communes belges renferment des clauses relatives au minimu111de salaire, aux heures dl' tranil, à l'assurance <les ou,-ricrs, aux jours <lerepos, etc. Trente <leces communes ont fait tra\'ailler sous le nou,·eau régime et n'ont rien constaté d'anormal pour leurs finances. Aucune réclamation n'a été formul6e par les intéressés. . Trente-neuf communes belges de plus de huit mille habitants n'ont arrêté jusqu'ici aucune disposition rclati\'C au minimum de salaire, mais parmi clics, Licgc, Saint- icolas, i\{ons, Gilly, Montigny-surSambrc annoncent que des résolutions y seront adopt6cs à bref délai. Les libéraux doctrinaires s'opposent à la fixation d'un salaire detcrmin6, au nom de J;i libert6. C'est leur éternelle objection. Il faut croire que la liberté des contrats a fait faillite dans le temps, puisqu'il y a cinq siècles - exactement en I 389 - une loi anglaise prcscri\'ait • au juge de paix de proclamer - tous les six mois, :'tPùqucs et 1 SaintMichel - et en considcration <luprix des aliments, le taux du salaire des ouvriers agricoles et des artisans. ADRIE~ VEBER.

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