N'OUVELLE JXTERPRÈTATION DE PHÈNO)!È~ES SOCIOLOGIQL'ES 309 pareille disposition des indi\'i<lus en \'UC d'une culture n'.:Aéchiede la race, mais, qui plus est, nous ,wons mC:rncperdu toute conscience de la direction qu'il faudrait imprimer it une telle culture. Pour obt,:nir une race supérieure, faut-il cultiYer le corps ou l';'tme? Et dans cette dernière, les mobiles én-oïstes ou altruistes, l'intellin-encc ou la rnora- • V V lité? A toutes ces questions, on peut obtenir des milliers de réponses différentes et contradictoires, scion la prédominance des idées ayant cours dans un groupe social donné. Ces réponses seraient plus ou moins << généreuses », morales, humaines, mais n'auraient, éYidcmment, rien de commun a\-cc le problème de la création d'une race supérieure, car cc sont précisément les recettes les plus généreuses et les plus morales, basées sur la protection des êtres faibles et la guérison des êtres malades et stupides d'un coté, et la persécution des forts et des intelligents de l'autre, qui conduiront, d'après les uns :1l'ennoblissement de la race, d'aprés les autres :1son abltardisscmcnt - diffi.'.:rcncc qui dépend cllc-mêtnc des divergences de définition d'une race supérieure. Sera-cc celle qui a fait le plus de conquêtes militaires, comme les Romains, ou celle qui a brillé par l'éclat d'une Yie artistique et intcllectucllc, co111111lces Grecs, ou cclk qui réalise l'idéal chrétien? Pour ne pas s'égarer dans cc labyrinthe de contr:1dictiOns et pour s'appuyer sur un sol plus ferme, il nous faut rc\'cnir ;'t la natmc, qui peut nous fournir quelque fil propre :1nous guider dans cc dédale. En effet, clic a depuis longtemps résolu le problérnc qui nous occupe en transformant les cspéccs, en les ennoblissant; \"Oyons quelles voies clic sui\'ait pour atteindre cc n'.·sultat et quels obstacles clic y rencontrait. Mais a\':1nt d'entrer dans cette étude, débarrassons-nous de quelques définitions. Si nous comparons les espéccs animales, en commençant par les ·plus infimes pour finir par la plus haute, l'homme, on remarque que l'être est d'autant plus parfait, qu'il possède plus d'organes et de fonctions différenciés, qu'il est plus uniYcrsel, m11ltilatéral. En même temps que la diff~rcnci:ition, croit aussi l'intégration, c'està-dirc la dépendance mutuelle, la cohésion des organes et des fonctions. Nous appellerons ces espèces toujours plus riches, plus multilatérales, des types biologiques. ~lais si les représentants d'une cspécc donnee se groupent dans la Yic sociale et si, entre les membres du groupe apparait la diYision du traYail, ils sont privés dans le cours du temps de leur uniYcrsalité, iis dcYicnncnt simplifiés, specialises. Nous appellerons les di\·crscs formes produites ainsi par la Yic sociale et par l::i diYision du traYail des types sociologiq11es ou professio1111els. Un type professionnel constitue toujours la dégradation du type biologique primitif; par exemple, les membres d'un polype hydrairc sont plus simples qu'une hydre : cette dcrniérc a plus de fonctions
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