La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA RE\'UE SOCIALISTE coopérati,·es de consommation dont les bénéfîct:s doi,·em être employés au profit du parti. \'l. - Progra1111111e1i11i11111111 politique l'i nd111i11istrat1f. Le Congrès n'a pas cru devoir mettre en discussion cc thcme excessivement important, et l'a renvoyé au Congrés de l'année prochaine. On a justement remarqué que cc renvoi est en contradiction avec la dernière partie de !'_ordredu jour sur les élections politiques où il est dit que le parti socialiste, en cas de ballottage, pourra appuyer les candidats des partis organisés, qui acceptent le programme minimum. \'II. - Tnctiqu<é'lectorale. Aux élections politiques et administratives, les socialistes se présenteront comme un parti séparé avec des candidatures à lui, dans tous les collèges et toutes les éommunes où la chose est possible, sans prendre part au travail électoral d'aucune fraction du parti bourgeois. Cependant, en cas de ballottage, les groupes des différentes localités ou régions pourront délibérer de voter pour le candidat qui déclarera accepter ou défendre le programme minimum du Parti socialiste, pourvu qu'il appartienne à un parti politiquement organisé. Ce fut, comme nous l'avions prévu, la question la plus mouvementée du Congrès : quatre ordres du jour; six votations, dont trois nominales et une par division; beaucoup de fracas... méridional; pas mal d'apostrophes; le tintement ininterrompu <lela sonnette qu'accompagnaient les retentissants rappels d'Andréa Costa, qui dut déployer toute son énergie de lutteur de la Romagne. L'intransigeance absolue, la tactique claustrale furent battues. Il n'y a qu'à se féliciter de cela; nos prévisions pessimistes ont été déçues ; mais pas complètement. - In cauda venenum. On pourrait affirmer que l'amendement qui veut que les socialistes aident seulement les partis politiquement organisés tue toute alliance. li n'y a que deux partis qui peuvent être politiquement organisés : le clérical et le socialiste; - les cléricaux jusqu'à présent ne vont pas au parlement. Mais l'élection du candidat radical à Rome (26 juillet) démontre que les formules sont brisées par la pratique. VJII. - Co11t1·lce duel. Le Congrès est d'avis qu'aucun <les membres <lu parti ne doit accepter de se battre en duel pour résoudre une question avec qui que ce soit ; Qu'on doit faire une propagande active dans les pays où cela est nécessaire pour détruire les préjugés des masses qui croient au déshonneur de celui qui refu~e de se battre ou de porter un défi en cas d'offense; Qu'aucun socialiste ne doit être témoin dans un duel. IX. - Sur la co11d11idte de Felice. Après k discours de de Felice, qui s'est soumis entièrement au Congrès, on passe à l'ordre du jour.

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