La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE Attitude des socialistes en présence Je la coopération de consommation ; l~tude des moyens pour rendre applicable, dans la société actuelle, l'article 9 du programme du parti, sur l'instruction intégrale et professionnelle dr tous les enfants, mis pour leur entretien à la charge de la société, représentée par b Commune et par l'État. ORDRE DU JOUR (PARTICULIER AUX GROUPEMENTS ADIJl,RENTS, A TR.\ITER EN SÉANCES PRIVÉES) Rapport du secrétari:tt; Tactique électorale; Propagande générale (conférences, brochures, journal quotidien); Aètion syndicale et politique : élus, rôle des Fédérations régionales et départementales, rnpports entre clics et avec le secrétariat; Revision des programmes municipal et législatif. (En cas d'affirmative en faveur de la revi5ion, les groupes déposeront leurs modifications écrites; le secrétariat en fera un rapport général, qu'il présentera au congn'.:s national suivant.) Recherche d'un terrain d'entente entre les partis socialistes pour l'établissement d'un programme unique. Pour demandes de renseignement, écrire au citoyen J .-B. Lavaud, 3, rut.: Civiale, Paris. BELGIQUE Les dernières éleclio11spartielles. - Au point de vue socialiste, le résultat du premier tour a <lémontré qu'en deux ans, pour la moitié du pays seulement, le parti ouvrier a conquis à son programme plus de cent mille ,·oix. i ous avons continué la lutte à PhilippeYille, à Ni\·clles et à Bruxelles, au deuxiémc tour, en faisant appel aux libcraux, afin ~le réduire l'l'.:norme majorité cléricale de la Chambre et <le mettre le gouvernement dans l'impuissance <le nuire. En votant pour les candidats socialistes, les libcraux eussent fait œuvre <le pacification sociale. Ils ont prdéré faire œune de rcvolutionnaires. Partout, même i Nivelles, où le succcs socialiste paraissait certain, ils ont fait échouer les candi<lats <le l'opposition. En deux ans, c'est la seconde fois qu'à Bruxelles ils assurent la réélection de la triste députation cléricale. Dimanche, ils ont consommé la ruine <le leur propre parti. Il reste encore des libéraux, mais de ceux-là, les uns, les conservateurs, seront de plus en plus absorbés par le parti clérical; les autres, les démocrates, iront au socialisme. Ainsi la situation deviendra plus nette. Les élcmcnts conservateur~ se grouperont en parti à mesure que grandira le parti ouvrier. Et par cette lutte <les classes qu'on s'efforce vainement de nier, le p:irti clérical a reçu de nouveaux contingents de conservateurs libéraux. Ils y sont, qu'ils y restent.

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