LES RÉSULTATS DU SYSTÈME MÉLINE 139 croyant Yaguement à un relcYement des cours .par une n~,·olution monétaire. Ils r~e veulent pas reconnaître que la dépréciation tient presque exclusivement à la surproduction, à l'anarchie de l'industrie, et à la restriction des marchés. Il est enfin puéril d'établir en règle générale que le niauYais état du change c?nstitue une prime pour les pays 1 finances a\'ariécs, car alors tous les Etats auraient intérêt à enfler démesudrnent, jusqu'à la faillite incluse, leur circulation de papier monnaie.) V. Nous sol/lmes gara11lis co11lrl'les re/1résaillesdes autres p11issa11cepsar ln qualité de 11Osprod11ils; 11Osexportatiolls 11eserolll pns altei11/es. << 011 11'arie11à crai1ulre,s'écriait Jules Ferry à ln lrib1111deu Sénat, qua11don est riche et fort ». (Les chiffres des tableaux du commerce répondront aYec éloquence.) VI. Enfin l'nba11do1d1e la politique libre-écha11gistéeq11ivn11à! ln restauration de la stabilité éco11omiq11Ue.11/Jays qui co11/rnctenvec ses voisi1tsdes traités de commerce à courteéc/Jéa1tcest uo11é à de perpétuels re111n11iemenfs. « Ces co11vwtio11és,crit Dn11pbill,11'011a/11cu1f1ixeité. Elles ne do1111entucuue asrnrance à l'i11d11stripeo1tr les créntio11sd'étnblisse111euls ». - « Il est bien évide,il, écrit Mélille, que lorsque11Ouso11vea11x tarifs seront pro111ulg1téOs,illl1 _\' loucherapas légerel/lelltrt snlls Hilevéritable llécessitë;nvec les traités de col/1111ercaeu, colltraire, c'est l'eusel/lble des tarifs qui se tro11vwtre111iws q11estio11 ri bref délai, et tout le 111ollde a le droit d'e11réclamer l'nméliorntio11 ». (L'historique même des relèvements de droits depuis 1892, retracé plus haut, n'est-il pas le plus énergique démenti qu'on puisse infliger à ces paroles? En trois ans, nos droits sur les blés ont passé tour à tour de 3 francs à 5 francs et à 7 francs; on a réduit le tarif minimum sur divers articles (convention franco-suisse), préparé de multiples remaniements, et à une date très récente (8 juin), le nouYeau président de la commission des douanes de la Chambre, M. Graux, prononçait un discours oi.1 l'on notait encon: ces promesses : « Nos tarifs ne sauraient être intangibles ... Si certaines nations augmentent la protection accordée à leur industrie et aggraYent les difficultés Je la concurrence, nous avons incontestablement le deYoir de prendre des mesures de défense ». - Ou sont les protestations si largement prod·iguées par les champions de la grande propriété? Ou est la stabilité tant vantée ?-Ici comme partout, nous trouvons les actes en contradiction absolue avec les engagements verbaux ou écrits.)
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==