La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA REYUE SOCIAI.ISTE présentées, s<'>itpar les Anglais, soit par les collecti,·istcs allemands, - les T'r.rn~aiset les Belges s'ctant <lesuite <léd.in'.:strès luut favorables il son projet. Répon<l.rnt aux objections, M. Lewy éclaire sa pensée, entre <lans le détail de son plan, en f.tit mieux comprendre J'i111érê1,la portée, l'efficacité pratiqueli s'explique avec une entière fr;1nchisc, <lit ses intentions, répond avec fcrmetè et assur~1ncc, :ivcc con<lcsccn<lancc..:1nèmc, a tous ses advcrs:tircs, et notamn1cnt ,1 ~1. \\ïlson et au député collectiviste :'\!oller. La troisième partie est un rapide ré,umé <lesarticles essentiels du projet: la journéL de huit heures, le minimum <les.11.tire, Li participation aux bénéfices. Rarement 011 a cxposO::a,·c.: plus <le force, plus de clarté, plus <lesolide raison, les av,rnt.tges si appréciables qu'offriraient ces deux conquêtes sociales : journée <le huit heures, minimum <le salaire, non seulement <l.111lsïntén'.:t <le b classe ouvrière, mais dans celui même <les patrons, luttant péniblement contre l.1 surproduction, l'aYilisscme111des prix et obligés <l'exploiter chaque jour <lav.mugc leurs ouvriers, pour maintenir leur part <le bénéfices. Cc patron qui ~'avoth! patron, n'est pas, Jui, <' un n1cncur .H, un « dém.1g:oguc ))' un u fauteur de révolutions )), un {< sectaire »,. voire n1è111e q un j.11:obin», pubque cc mot <lit le, pirès horreurs pour ccrt.lins. :--:on, hier encore il était administrateur d'un grand charbonnage. li est resté industriel : il e,t ri.:he. Cc n·est même pJS par pure bonté <l'.imc, par une sorte de sentimentalisme qu'il Yicnt aux mineurs, leur apportant cc plan <l'org.111is,11ion d'où peut n.titre un si gr.m<l bien. li affirme quïl a en vue aut.1111l'i111érèt<lu capital. des patrons, que celui <les ouvriers. Et il pose comme bases indis-, pe11s.1bksde tout progri:s é.:onomique, <le toute amélior.uion <les conditions <lela Yic, ces prin.:ipes, ces rcYcn<lications <letons les programmes socialistes et ounicrs : minimum <lu sal.1irc; les huit heures. Cette constatation nous snflit. :--:ousrenvoyons les esprits sincères, dégagés <le tom préjugé, de toutè idée préconçue, ,1 la brochure clic-même. Cc n'est pas un <lesnôtres qui p,trle. S.t \'Oix n'en a, nous Youlons l'admettre, que plus d',1utorité. ;\I. Lewy appelle la discussion franche, nette, cntii:rc. La parole est aux économistes, aux politiques, aux hommes <l'ordre et <le gom·crnement, aux phil.lnthropcs, aux ,1<lcptcsde la réforme sociale, .1ux patrons et aux dirigc-Jnts enfin. Quant aux OU\'ricrs, :'\!. I.cwy a raison de croire en leur clairvoyance et d'espérer en leur solidarité. lis e111c11dronlte cri que leur répète, apri:s tant d'autres, cet ami dé,intèressé, ;\!. Lewy : Prolétaires <le tous les pays, mineurs de toutes les régions <l'Europe <l'abord et <lu monde ensuite, unisscz-YOUS! organisez-vous! ALBERT LIVET. * * * Questions féministes, par L. BRIDEL. Une brochure chez Eggimann. Grnèvc, 1896. Le socialisme est le seul nai féminisme parce qu'il est en même temps plu, que cel.t; cc qui ne \'CUt pas <liredu tout que l.t brochure <le ;\!. I . Rri<ld s'Jit sans Y.1lcur. Ceux qui trou\'elll encore trop peu ... modérées les re\'endications téministes feront bien <le la lire, cette brodture. En ternies èxccllcnts, l'.tmeur y prom·~ qu'on doit juger a,·cc la 111,',11,· ~én'.!rité, ou bi.:11a,·cc la

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