LI RE\"lJE SOCl.11 !STE LE SOCIALISME EN ESPAGNE IIISTüRlQCF. C'est en Espagne.que les b,1rbares du nord et du midi, les Goths et les .\r,1bes, ont comb.lltu comme en ch.imp clos tout le moyen ,ige dur.1111. I)',1bor,l possédée par les Rom.tins, par les Goths ensuite, les 111usulm,11s1'sen e111p,1rcntau huiti.'.:me si,·de de notre en:. C'est sous leur domin.ition que l'Esp.1gn.:: a joui d'une gloire artistique et lith:raire, ainsi que d'une prospériti'.:t'.:.:onomique <;tonnante:. La prise de Grcnadc o.:tl\:xpubion ,les juifs, sous F.:rdinand et lsabdk, tarin;nt les sourco.:s,le la richesse de co.:p.1ys ,i cette <;poque. Lc:s;\laun.:s aYaient n:µ11.'.p: res Je: huit sieclcs sur l'Espagne. Une seule bataille Li kur ;1YaitliHéc: et il fallut huit cents ans pour les en chasser. C'est ;i l'ayeno.:mo.:ndto.:Ferdinand et d'habelle que commence l'histoire de l'Esp,tgnc mo,lcrne. Leur regnc ,·it s'accroitre le fanatis111c rdigio.:ux et l'unification du roy.1umo.:s'accomplir. Charles-Quint, des 1..: début, pnrtc atteinte aux liberti:s politiques et aux g,1rantio.:snationalc:s. Son administration prO\·oquo.: lo.: soul.::,·o.:mcntdes <"01111111111cros (1519-1521) en C1stillc, et Jcs ger111anic1s (1520-1521) à \",1lc:ncod.: ,i .\L1jorquc. L'hi:roiquo.:rési,tance des communo.:ros a emport.'.: l'admiration do.:l'histoire, et ,\!ichdet leur a consacr.'.:une: page que je.:ne puis m'<.:mpo:cheJre rdiro.:et de citer : L'insurrection se dé,·dopp,1it et gagn.1it toute l'Espagne. La C1stiltc et la G.1licie entic:res, :'-lurcie et la plupart des villes de Léon et de l'fa1r.1madure étaient soulevées; la révolte n'était 'pas moins furieuse ;\ \'alencc, mais elle a,·.lit un .:ar.1.:tércditlcrcnt. Les habit,111tsavaient juré une ht!n11,111dad (fraternité popul.lire) contre les noble,, et Charles, 111écontent de la noblesse, a,,tit eu l'imprudence de la con fi,nKr. lhlxml, les communcros de la Castilk s'e111p.1ràent de Tmdé,illas, où résid.1it b mere de Ch.1rles·Quint, et firent t0us les actes au nom de cette prin.:esse.. \l.1is leurs suce.::, durér,·nt peu. ris avaient dc111.rndcdans leurs remontrance~ que les terres de, nobles fussent soumises aux impôts. La noblesse ,1b,111donnaun parti dont la victoire lui cùt été préju<liciablc. Li vieille rivalité
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