MOUVE~IENT SOCIAL 501 socialiste de la Chambre, par le parti social-dcmocrate de Berlin, par le parti soci.iliste autrichien, par les socialistes polo11,1is, par le Vorwaer!s, par la Petite République, par le Socialiste, par I' l?re 11011velle, par la Revue Socialiste, par le conseil national du Parti ouvrier français, par le "1011de1w11vea11, par le Comité révolutionnaire central, par !'Agglomération parisienne, par la Jeunesse collectiviste du troisicme arrondissement, par la Couture, par le Parti ounicr d'hry, par les socialistes russes, par le groupe des socialistes allemands ,i Paris, par des amis inconnus, entre autres ccllt.:-ci : « Une sœur de la Commune », etc., etc. Autour de la tombe, plusieurs discours furent prononci'.:s. Gérault-Richard donne d'abord lecture du testament de Léo Frankel, qui est ainsi conçu : Ayant ,·ecu libre-penseur, je veux mourir de même. Je demande donc qu'.1ucun prêtre d'aucune tglisc n'approdie de moi, soit à l'heure où je meurs, soit à mon enterrement, pour • s.1uvcr » mon .îtrn:. Je ne crois ni à l'enfer ni au ciel, ni aux chàtiments ni aux récompenses dans un « autre monde ». Enfer et cid, chùtiments et n:compenscs ,·i,·em dans la rnnsciencc de cha.:un. Les remords et le contentement sont k ch1timem et b n:compensc que chacun reçoit et porte en soi en rapport de ses actions, bonnes ou mau,·aiscs. Je meurs sans cr.iinte. !\'Ion enterrement doit ètre aussi simpk: que celui des derniers crèvede-faim. La seule distinction que je demande, c'est d'envelopper mon wrps dans un drapeau rouge, le drapeau du prolétariat international, pour l'émancipation duquel j'ai donné la meilleure part de ma vie et pour laquelle j'ai toujours cété prêt à la s.1crifier. En quelques paroles émues, Gi:rault-Richard prononce ensuite le suprême adieu au nom des élus socialistes de la Chambre. Au nom des amis de Frankcl, dont nous fùmes, le citoyen Longuet rappela les vertus privées et civiques de Frankel, ,·ie de deYouement et de sacrifices, et rappelle, en terminant, que Frankel était l'un des disciples les plus con,·aincus et l'un des amis les plus fid<'.:lesde Karl Marx et d'Engels, bien qu':i cause des malheureuses divisions socialistes, et précisément par esprit d'union, il soit constamment resté indépendant. Le citoyen \'aillant parle au nom des anciens membres de la Commune et des socialistes russes. Il insiste sur le rùle joué par Frankel pendant les événements de r 87 r et sur la précision de vues, sur l'énergie incessante a\'Cc lesquelles il participa aux traYaux de la Commune, notamment a la préparation de la suppression de toutes les concessions de sen·ices publics exploités par des Compagnies.
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