La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE et la mére de quitter son ounage pour essayer de le rendormir en lui promettant les jouets les plus beaux, les habits les plus neufs ..... Et si tu m' laiss· faireune bonne semaine, J'irai Jég.1gcrton biau sarrau, Ton p.101.1londe d'r.1p, ton gilet d'binc, Comme un p'tit milord tu s'ras faraud... N'est-cc pas le chômage d'abord, puis cc poignant spectre du mont-de-piété planant sur ks paunes gens? Le petit pleure toujours, la mère lui promet plus encore. Une fois rhabillé il ira :i I' ducasse (fête), elle lui achctera un polichinelle ou Un turlututu Pour jouer l'air <lucapiau pointu. Quinquin pleure toujours. Nous irons voir les marionnettes, continue la mcrc. Tu riras, Polichinelle demandera un <loupe (un double, un liard) : Té li mettras <linss' menotte Au lieu d' Joupc un ronJ d' c.uottc, • Y t' dira merci! Pius' comm' nous ;uons Ju plaisi ! Mais le petit ne veut décidément pas Jormir. Aux grands maux les grands remèdes, la men.:, lassc, se friche et menace Quinquin du grand saint '.'\icolas qui \\t venir a,·cc son grand martinet. Les promesses .1,·aicnt laissé k pctit insensible, la peur du martinet k rend sage, il sc rendort, la mi:re le replaœ dans son ochennoire (bcrccau) et la Jcntcllièrc pcut fimr son travail en chantant son refrain Dors, min p'tit Quinquin, ~t'in p'tit pou~hin, min gros roji11, Tu m' fras Ju d1a~ri11 Si tu n' dors pa~ qu',\ d"main.... Je nH: souviens aYoir entendu cette chanson cndonnt:usc dans mon jeune .igc et peut-être bien qu'elle m'a berc.:; au~si ai-je tenu .i salucr l'aut<.:ur qui me rappel!..: le bonheur de mes premiers ans au foyer paternd et la prcmicrc langue que j'ai balbutiée. E. 11usEux.

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