XOTES St:R LE MOUVEMENT COOPÉRATIF EN FRANCE 407 Notes sur le Mouyement coopératif EN FRA)JCE ... AVA)JT-PROPOS L'article qui suit était déjà composé au moment où le Sénat ,1 abordé la discussion du dernier rapport de J-1. Lourties. }fous a"ons cru dc,·oir le maintenir tel que nous l'avions conçu en décembre 1895. Le lecteur remarquera que nous nous étions montr<'.!trop optimiste sur les intentions de nos "énérables sénateurs. Xous avions pensé, en effet, que les efforts louables de M. Lourties, qui chérissait cette matière, comme 1111 père dérnué aime son enfant, seraient sanctionnés par un ,·otc affirmatif et définitif de la Chambre haute. :s!ous pensions aussi, que l'accord qui était né <.:ntrcles deux Chambres, sur une matière qui a été au,si longuement et aus;i minutieusement examinée, serait apprécie par le Senat comme une œu, rc de la bonne entente qui doit régner dans les travaux législatifs. Le Sênat, dans sa sagesse, a pensé différemment. Les observations de :'lül. ;-.Iarccl Barthe et Buffet - car on dirait que c'est l'esprit de cc dernier qui anime actuellement les républicains du Sénatla motion de i\1. Nioche, qui tend à assimiler les Sociétés coopératives de consommation aux Sociétcs commerciales, au point de \'lie des droits de patentes, ont triomphé d,ms la journée du 1 3 mars 1896. Le Sénat conservateur a détruit en une minute l'œu\'re de douze années de labeur parlementaire. i\l. Lourties a donné sa démission de r,1pporteur, et la loi sur les coopér:nives paraît compromise, ou tout au moins ajournée à de longues années. Cet échec a surpris désagréablement tous les coopérateurs ; nuis il ne faut pas pourtant s'en exagérer la portée. La coopération est née s.ms qu'.1ucune lcgislation ait dressé son état civil. Elle vi"r,t et elle se dé,·eloppcra, c.1r
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