LÈGISLATIO:S OClïUERE De m.:me la roopérnlio11 ne p,1r1·ic11Jr,1pas à supprimer k sal.iriat, a cause Jcs nombreux obstacks qui s'opposent au Jévcloppemcnt ,ks Socicti:s coopératiYes et qui ont t'.:té luminemmcnt exposés en 1893 Jans la R,•1•11de'éco11011p1oielitique par .\!. Ch. Gide lui-mème. - Sous l'influcncc <les mœurs, de l'opi,~ie,n publique et du législateur, ces deux palliatifs ou plutôt correctifs se juxtaposeront pcuH:tre de plus en plus, :\ des doses Yariées, :\ la n;munération du travail par le systéme <lu salaire, mais d'eux-mêmes, par leur force propre, ils ne supprimeront pas le salariat. Enfin, la coopi:ration (trop souYent les coopérati1·cs sont encore à base e;1pitaliste et patronale), et surtout la participation aux bénéfices ne sont que des moyens de mieux attacher la classe ouniè:rc à la société actuelle, ou il faudrait une bien perspicace intervention du législateur pour empècher que l'élément «société» ne nuisit pas .i l'élcment « louage de serYices », que la qualité d'associé ne fùt pas pn:judiciablc à l.i qualiti: d'ounicr libre, c'est-à-dire nc vincule pas l'indépendance de l'oll\·rier en aggrava11t pour lui les consi:quenccs de la résolution de son engagement. Certes nous nc demandons la mort légale ni de la coopération ni de la participation aux bénéfices; bien au co11trairc nous réclamons ,i leur i:gard une réglementation plus libérale et plus protectrice des bénéficiaires . .\lais nous ne pouYons nous empêchn dc constater que, dans l'cxposi: des motifs de l'ordonnance qui défendit d'abord au peintre en b:itimcnts Lccl.1irc <l'instituer en fan:ur de son personnel la participation aux bénéfices, il y avait une forte part de Yérité, hypocritement interprétée dans l'intérèt capitaliste : Le prffct de police de 18.p dit textuellement que« l'ounier doit rester entièrement libre de fixer et régler son salaire. L'owuricr 11c d"it pas /mcliser ai•,·cso11maifrc. " FIXATIOX DU TAUX DU SALAIRE L'ounier ne doit pas pactiser al'ec le maitre. \'oilà. à d.:faut de la disparition succcssivc de la petite industrie et de la forme d'association mixte qui lui est propre, et des autres raisons économiques qui cntraYent le dé,·cloppement des unions mixtes, Yoilà le motif moral qui force à la distinction, partant à la dil'ision des associations de patrons et des associations d'olll'riers. En effet, les associ,1tio11s de patrons ont surtout ,i s'occuper th: commerce, tandis que ks associations ouHi.:rcs ont é1·idc111111c1s1otuci a1·ant tout de la répartition <les bén.:ficcs entre le capital et le travail, c'est-à-dire de la fix,ition Ju taux des salaires. Au législ.itcur de briser la résist.1ncc des cours et tribunaux :1 l'action des syndic.Ils sur les conditions du travail.
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